“L’acharnement dont nous sommes l’objet pour faire interdire notre contre-enquête sur la mort du banquier Edouard Stern est une première en Europe. Depuis quelques jours, nous sommes sous le coup d’une dénonciation pénale déposée en Suisse. On nous poursuit parce que nous avons fait notre travail de journalistes. Les démarches engagées à notre encontre constituent une atteinte inadmissible au droit d’informer. La défense de Cécile Brossard, la meurtrière d’Edouard Stern, invoque une atteinte à la présomption d’innocence. Rappelons que Cécile Brossard a reconnu avoir tué Edouard Stern, le seul point litigieux concerne le mobile. Dans notre livre nous ne prenons pas position pour une thèse ou une autre, nous exposons des faits précis et détaillés, le résultat de plus d’un an de travail. Les procédures engagées à notre encontre sont disproportionnées. Ce n’est pas l’éditeur qui est visé mais les auteurs, ce qui fait peser sur nos épaules la menace de lourdes sanctions financières. C’est un moyen de pression pour nous dissuader de laisser publier notre livre. Nous savons que parler d’un livre qu’on veut interdire lui assure une excellente publicité. Notre démarche n’a rien à voir avec les contingences du marketing. C’est d’une attaque frontale contre la liberté d’informer. La justice suisse nous interdit de laisser publier notre ouvrage en France alors qu’elle n’en a pas le droit. Nous avons besoin de votre soutien. Merci de diffuser ce message le plus largement possible auprès d’autres confrères. Avec ma collègue Valérie Duby et nos avocats nous nous tenons à votre disposition pour vous expliquer en détail la situation. Merci de votre soutien.”
Alain Jourdan et Valérie Duby, auteurs de « L’affaire Stern, un procès sous contrôle ».