Et si la formidable poussée du prix du pétrole n’était qu’une bulle? Objet de convoitises fébriles, enjeu de manipulations géopolitiques, l’or noir, on le sait, est un adepte du yo-yo. Les premières à se méfier de ses incartades sont les caisses de pension, qui n’osent pas trop investir dans les matières premières. Qui pourrait affirmer, aujourd’hui, que le prix du pétrole ne diminuera pas de moitié dans quelques mois? Cette dernière éventualité serait évidemment de nature à soutenir une conjoncture qui commence à battre de l’aile, mais faut-il vraiment la souhaiter? Toutes les personnes ayant une conscience sociétale responsable se disent qu’il conviendrait d’en finir, une bonne fois pour toutes, avec la civilisation du pétrole qui encourage la pollution et la guerre. Le moment n’est-il pas venu de songer à changer de manière drastique notre mode de vie? Par un retour progressif à la terre, par exemple. Fidèle zélateur de l’Organisation mondiale du commerce, le directeur du Secrétariat d’Etat à l’économie traite les paysans de drogués mais il serait plus inspiré de planter des légumes sur son balcon. Elever des moutons en pleine ville, pourquoi pas? Cela casserait le rythme infernal du carrousel des voitures. Faust contre le mythe du bon sauvage. Le changement climatique met l’humanité au pied du mur et rend l’utopie enfin accessible. *www.journaldegeneve.ch
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