Draquila dérange en Italie. Pourtant le film ne cherche pas la polémique


PAR ARTEMIS

Au delà de l’explication de faits peu glorieux qui ont précédé et suivi le drame de l’Aquila, c’est l’enseignement que le spectateur peut retirer du film “Draquila” de Sabina Guzzanti qui est très intéressant.

Au début du film, Sabina Guzzanti interviewe un vieux professeur qui gentiment résiste aux autorités et entend bien rester chez lui,  bel exemple de désobéissance civile, qui s’avère justifié à la fin du film.

Et puis il y a aussi la confession touchante d’un jeune papa s’avouant trop crédule, qui a fait confiance aux autorités au lieu d’écouter sa petite fille apeurée lors des premières secousses, lui demandant de partir. Elle est restée sous les décombres ainsi que son frère. La logique veut que malheureusement, l’autorité paternelle a été plus forte que l’instinct de l’enfant. A la fin du film, nombre de personnes rappellent la sagesse des anciens habitués à détecter les signes précurseurs et qui emmenaient les enfants pour les mettre à l’abri loin des maisons.

On ne fait pas beaucoup de publicité pour “Draquila” en Italie, le film n’est pas diffusé à large échelle. Et pourtant ce documentaire ne cherche pas la polémique. Il se contente d’expliquer les mécanismes compliqués utilisés par le pouvoir pour tromper les gens avant et après la catastrophe (en utilisant les institutions, en particulier la protection civile et l’armée) et de nous mettre sur la voie du discernement.

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