Information, désinformation et propagande vaccinale


PAR FRANCOISE BERTHOUD

L’information est souvent filtrée, censurée. En voici un des exemples les plus “énormes”:

400 000 soldats américains envoyés en Asie avaient reçu en 1942 un vaccin contre la fièvre jaune. 50000 d’entre eux durent être hospitalisés et on compta 81 décès; ce lot de vaccins avait été contaminé par le virus de l’hépatite B. Ce n’est qu’en 1987 qu’un journal médical parla de l’affaire…..45 ans après!

L’information est aux mains des laboratoires, qui ne communiquent que ce qui les arrange, maquillant parfois les statistiques. Les documents distribués aux médecins et aux enseignants sont plus une louange des vaccins qu’une information objective. Les risques majeurs n’y sont souvent pas cités.

Dans les années 90, j’ai été appelée à témoigner à Paris lors du procès intenté par l’Education Nationale à une jeune enseignante ayant donné dans sa classe une information différente de la propagande officielle à l’occasion d’une campagne de vaccination dans l’école. J’ai encore l’image de l’inspecteur d’académie qui tenait lieu de juge, entouré d’un parterre de messieurs cravatés qui avaient l’air de s’ennuyer à mourir et n’avaient pas le moindre intérêt pour le fond du débat.

Mon amie fut exclue ce jour là de l’Education Nationale.

L’industrie pharmaceutique fournit au corps enseignant un matériel “d’éducation de santé” où l’on peut lire : “Les enfants redoutent généralement les vaccins; il est bon de leur rappeler que ceux-ci sont indispensables pour rester en bonne santé”

Les journalistes se basent en général sur les informations officielles. Il a fallu un scandale comme celui de la grippe A H1N1 pour changer quelque peu leur discours. La télévision joue un grand rôle. Cancer du col de l’utérus, grippe A, les exemples ne manquent pas. Aux Etats Unis, lorsqu’un nouveau diagnostic psychiatrique est lancé sur le marché accompagné du remède miracle correspondant, les troubles en sont soigneusement décrits sur les petits écrans. Les trois quarts des personnes rapportant ces symptômes à leur médecin en ressortent avec une ordonnance pour le médicament en question.

Une étude faite en Suisse romande au sujet de la manière dont les familles acceptent les vaccinations a montré que c’est dans les familles les plus aisées et d’un niveau d’éducation supérieur que les vaccinations sont le moins bien acceptées[1]. Vous penserez sans doute que cette catégorie de population a plus de chance de s’informer et d’avoir accès à d’autres données que les thèses officielles…..eh bien non. Voici les conclusions de l’étude: «c’est dans ces milieux – là qu’il nous faudra pousser l’information.»

Des amis belges viennent de me signaler des dessins animés destinés à montrer aux bambins que les vaccins ne font pas mal et sont indispensables à la santé, ou que les méningocoques sont des monstres à abattre…par le vaccin!

L’auteure est médecin, pédiatre homéopathe. L’article est extrait de son dernier ouvrage “La santé des enfants non vaccinés – Au-delà de la polémique“, par Dr Françoise Berthoud, Editions Jouvence, 2010


[1] Masseret Eric et coll. “La couverture vaccinale et ses déterminants chez les enfants d’âge préscolaire dans le canton de Vaud en 1996”. Revue médicale de la Suisse romande, avril 1998

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2 Responses to “Information, désinformation et propagande vaccinale”

  1. Gail Ridenour 3 janvier 2011 at 14:55 #

    Die so genannte Schweinegrippe fordert neue Tote in Deutschland. Es gab es zum Jahreswechsel zwei Todesfälle in Niedersachsen, bei denen das H1N1-Virus nachgewiesen wurde: Ein 3-jähriges Mädchen und ein 51 Jahre alter Mann verstarben in der Uni Klinik Göttingen. Bei dem Kind wurde das Virus durch eine Obduktion nachgewiesen, beim männlichen Toten durch einen Rachenabstrich. Niedersachsens Gesundheitsministerin Aygül Özkan (CDU) warnt vor Panik, ruft jedoch insbesondere Menschen über sechzig Jahren, Schwangere und Personen mit chronischen Erkrankungen zur Grippeschutzimpfung auf

  2. Doni 10 janvier 2011 at 22:50 #

    Le sujet suscite des prises de position très catégoriques mais des avis plus pondérés n’offriraient-ils pas un meilleur éclairage? L’émission de Temps Présent cette semaine présentait une approche très “pro” vaccination qui devenait même difficile à suivre pour certains aspects. La pédiatre citée ici présente un tout autre son de cloche. Je recherche une information qui ne mette pas tous les vaccins dans le même panier (comment traiter sans faire de différence la varicelle, la polio, la grippe, l’hépatite?), qui soit indépendante de la pression des laboratoires pharmaceutiques (pourquoi est-il impossible d’éviter les cocktails) et prenne en compte aussi le libre arbitre et le sens des responsabilités (la vaccination n’est pas le seul moyen d’éviter des MST, il existe d’autres moyens de protection, par exemple). La théorie n’est pas de grande aide aux parents qui doivent décider concrètement pour leur enfant.

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