Peine de mort aux Etats-Unis: le film “Debra Milke” doit beaucoup au journaliste lausannois Jacques Secretan


Au programme du Festival du film et Forum international sur les droits humains, qui s’est tenu à Genève jusqu’au 13 mars, figure le documentaire “Debra Milke” de Jean-François Amiguet et Gesenn Rosset. En 1991, la vie de Debra Milke bascule à la suite de l’assassinat de son fils dans le désert de l’Arizona. Cette jeune femme d’origine allemande est accusée d’avoir commandité le meurtre. Depuis vingt ans, elle croupit dans le couloir de la mort, alors que la preuve de sa culpabilité n’a jamais été démontrée. Le film raconte ce drame au coeur d’un système judiciaire implacable.

Lundi 7 mars, lors de la première mondiale de “Debra Milke”, des lauriers ont été tressés aux réalisateurs mais pas un mot n’a été prononcé en l’honneur du véritable héros de l’histoire, le journaliste lausannois Jacques Secretan (photo Suzanne Perret) qui lutte depuis des années pour la réhabilitation de Debra Milke . Cet activiste au long cours a aussi raclé le fond de son porte-monnaie pour permettre le départ du documentaire. Un livre vient d’ailleurs de sortir de presse (1) dans lequel Jacques Secretan raconte la longue enquête qu’il a menée aux Etats-Unis pour parvenir à la conviction de l’innocence de Debra Milke.

Heureusement, un homme s’est levé pour remettre haut et fort les mérites à leur place. Il s’appelle François de Vargas. L’ancien secrétaire général du Comité suisse contre la torture a rappelé que sans Jacques Secretan, le film n’existerait tout simplement pas.

(1) « Une mère innocente condamnée à mort aux Etats-Unis » par Jacques Secretan, Favre, 2011.

 

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