Le magazine «Capital Santé» a pris du retard


«Capital Santé»? Si vous n’avez jamais entendu parler de ce titre, n’en faites pas une jaunisse. La sortie de ce nouveau magazine «grand public» tiré à 22000 exemplaires et centré, comme son nom l’indique, sur le créneau de la santé et de la médecine, était prévue au mois de juin, avant d’être repoussée à septembre. Mais «Capital Santé» n’est toujours pas dans les kiosques. Le sera-t-il bientôt? Telle est la question.
C’est que l’éditeur de «Capital Santé», le groupe lausannois Mediacity, annonce la couleur depuis le début de l’année. Des auteurs, des journalistes ont été mandatés pour plancher sur le premier numéro, ils ont rendu leur copie au mois de mai dernier. Mais ils n’ont toujours pas été rémunérés.
Aventure nationale?
PDG de Mediacity, Eric Valette confirme téléphoniquement un report «stratégique» de parution. L’appel du journaliste tombe à pic: «A l’heure où je vous parle, nous démarrons l’impression. La sortie du magazine est prévue dans une dizaine de jours». Les journalistes seront-ils tous payés à cette date-là? «Oui, promet M. Valette, nous avons l’habitude de régler toutes nos factures, en l’occurrence à parution de nos publications.»
Dont acte. Reste une interrogation: le premier numéro de «Capital Santé» sera-t-il le derniersous sa forme actuelle? Eric Valette: «Nous sommes tentés par une aventure nationale. Une version en langue allemande est en phase d’étude. Nous nous orientons vraisemblablement vers une double édition, française et allemande. En tout état de cause, nous réfléchissons avec notre partenaire.»
Partenaire bâlois
Le partenaire? Il s’appelle Dominique Hiltbrunner, un éditeur bâlois qui publie les revues spécialisées «Immobilien Business» et «Women in Business». L’accord dans le cadre de Mediacity résulte d’un rapprochement entre sa société IB Verlag et le secteur magazines du groupe L’Agefi, qui publie le quotidien financier du même nom. Parmi ces autres revues, «Profil» et «Agefi LIFE», anciennement «Agefi Evasion».
Réussi ou non, le lancement de «Capital Santé» ne serait qu’une anecdote à ajouter au vaste et parfois grand-guignolesque chapitre de l’aventure médiatique, s’il n’y avait pas quelques emplois de journalistes en jeu. D’aucuns se demandent également si les hésitations quant à la stratégie éditoriale de Mediacity ne reflètent pas un malaise au sein du groupe «L’Agefi», une entité dont on ne sait plus très bien si elle tient du lard ou du cochon depuis l’entrée, dans son capital (49% aujourd’hui), du groupe de cliniques Genolier. Le rachat par Alain Duménil de 51% du capital de L’Agefi en 2009, n’a pas simplifié les choses. En janvier dernier, cet homme d’affaires a été reconnu coupable de banqueroute par le tribunal de Valence, en France.
Confronté, comme la plupart des quotidiens, au manque de publicité et au recul du lectorat, «L’Agefi» peine à trouver un second souffle après avoir laissé passer quelques occasions helvétiques – on le disait à l’époque en négociation avec les géants alémaniques Tamedia et Ringier. Au cours des deux dernières années, le journal qui ambitionne un rôle de référence dans sa niche, l’information financière, a dû se séparer de journalistes de haut vol.
Loretan reste à Genolier mais quitte «L’Agefi»
Nommé président de la SSR, Raymond Loretan conservera-t-il sa double casquette de président des cliniques Genolier (groupe GSMN) et de membre du conseil d’administration de «L’Agefi»? Ce dernier mandat ne comporte-t-il pas un risque de conflit d’intérêts? Réponse de l’intéressé: «Mon entrée en fonction à la SSR est prévue au 1er janvier 2012. Je reste à la présidence du groupe GSMN tout en réaménageant mon emploi du temps. Ceci est pleinement compatible avec ma nouvelle fonction et a été avalisé par le conseil d’administration de la SSR. Concernant «L’Agefi» et compte tenu de ma fonction SSR, je ne me représenterai pas à la réélection au conseil d’administration lors de la prochaine assemblée générale au début 2012.»
Article paru dans “La Liberté” du 8 octobre 2011

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