Secret bancaire, et s’il n’était pas mort?


Il est passé par ici, il repassera par là!

PAR CHRISTIAN CAMPICHE

Non ce n’est pas le furet mais le secret bancaire qui n’en finit pas de courir sur le haricot des percepteurs du fisc. Qui avaient cru découvrir l’œuf de Colomb en mars dernier, quand Berne et Bruxelles ont paraphé l’accord d’échange automatique de renseignements en matière fiscale. Les médias titraient sur la mort du secret bancaire.

Ne manquait plus que le contribuable suisse pour passer à la casserole du fait de la révision du droit pénal fiscal. Tout guilleret, tel grand argentier lémanique se frottait les mains à la perspective de renflouer le budget de l’Etat à l’heure de grandes dépenses muséales. Tandis qu’une députée vaudoise déclarait vouloir faire entrer dans les livres d’histoire la grande prêtresse de la fin du secret bancaire, Evelyne Widmer-Schlumpf.

Patatras, le retrait de la ministre des Finances fait aujourd’hui s’écrouler certaines certitudes. Et si le secret bancaire n’était pas mort? Lors de la séance du Conseil fédéral du 4 novembre dernier, la partante au sourire de Joconde a pu mesurer l’isolement dans lequel la maintenaient ses collègues. Les six sages qui côtoyaient la Grisonne ont-ils formulé un malaise qui les tenaillait depuis longtemps? Allègres, les rapports entre membres du gouvernement!

Qui sera le prochain occupant du Bernerhof, le siège des Finances fédérales? S’agira-t-il d’un député UDC, le parti qui aimerait inscrire le secret bancaire dans la constitution fédérale?

Les contribuables qui n’ont aucune envie que l’Etat s’en vienne fouiner dans leurs relevés bancaires n’en seront pas forcément marris. Ils sont nombreux, s’il faut en croire les sondages que l’on balançait à la une du temps où le secret bancaire faisait l’unanimité, ou presque, en Suisse.

GHI

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