L’enlèvement du bébé Lindbergh (le 1er mars 1932) fait partie d’une série de faits divers exceptionnels ayant passionné la presse et le cinéma d’actualité dans un premier temps, puis inspiré des écrivains, des enquêteurs indépendants, et toute une littérature qui ne se satisfait pas de la vérité judiciaire, ou qui revient régulièrement sur l’un ou l’autre aspect négligé de l’événement. Lire l’article dans The Conversation.
Un commentaire à “Lu ailleurs – L’enlèvement du bébé Lindbergh ou l’invention de la presse mondialisée”
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Me rappelle grandement l' »affaire Grégory » (petit enfant trouvé mort dans une rivière) comme les médias l’avait nommée, dont le traitement médiatique (sans en prendre réellement connaissance, le refusant à vrai dire, mais rien qu’à voir sans cesse les énormes manchettes et placards des journaux) m’avait fortement et profondément choquée à l’époque.
En choisissant la sociologie des médias à l’Université de Fribourg, il m’a été donné de suivre des cours de Droit de la communication avec feu Denis Barrelet. Nous avions également étudié sur ce sujet avec lui un film et un livre de journalistes parlant de leurs responsabilités dans cette histoire.
Cette « affaire », notamment, mais d’autres également du même type, m’a fait choisir mon sujet de mémoire qui parle également d’un traitement médiatique particulier.
Depuis quelques jours, cette « affaire », dont le coupable n’a jamais été trouvé… mais qui avait fait à l’époque un mort en plus du garçonnet, est à nouveau « à la page ».
Et aujourd’hui même, le premier juge d’instruction de l' »affaire », vient, semble-t-il, de se donner la mort…
Comme le disent les auteurs, Paul Aron et Yoan Verilhac, de l’article « L’enlèvement du bébé Lindbergh ou l’invention de la presse mondialisée » :
« Contrairement à ce pensent de nombreux acteurs actuels du monde des médias, il n’a en effet pas fallu attendre Twitter ou Facebook pour voir se manifester une information sans contrôle ni raison ».