Guerre d’Ukraine, vers l’embrasement et la disparition de l’Europe?


PAR MICHEL BUGNON-MORDANT

On pouvait y compter : les agents médiatiques et les intellectuels de bas étages, faux philosophes mais vrais collabos de l’oligarchie mondialiste attelée à la démolition de la civilisation européenne, attisent les flammes de la guerre.

Le problème est que cette guerre, une fois de plus, est intra-européenne, donc fratricide.

Comme si 1914, 1939 et leurs dizaines de millions de morts n’avaient pas suffi, nous voilà disposés à justifier une nouvelle fois l’adage : jamais deux sans trois.

Il y eut, certes, la résilience de nos pères. C’est oublier, toutefois, qu’elle fut de moins en moins effective après chaque conflit. George Steiner a des paroles fortes pour le dire, et il souligne combien les hécatombes de la Première Guerre mondiale – auxquelles il faut ajouter celles de la Deuxième – « ont arraché à l’Europe les meilleurs éléments de son avenir » (Le château de Barbe Bleue, Folio, 1973, p. 43).

Car la guerre qui s’est engagée entre une Russie assiégée, en état de légitime défense, qui eut donc raison de réagir par la force, et une Ukraine prisonnière du machiavélisme états- unien et mondialiste – une Ukraine arrachée à sa patrie d’origine, oublieuse du fait que la Russie a commencé à Kiev, – cette guerre, dis-je, peut nous mener tout droit vers une conflagration généralisée sur le modèle de 14-18. C’est d’ailleurs bien ce que les oligarchies mondialistes, en déplacement régulier entre Washington et Davos, le Bilderberg et Bruxelles, les officines feutrées du FMI et celles de la BCE, attendent. Ce n’est rien moins, en réalité, que la disparition pure et simple, dans une apothéose de douleur et de mort, qu’elles espèrent. Car la vieille Europe, comme le démontre Michel Geoffroy, ne leur est plus d’aucune utilité puisque leur tapis de jeu s’est déplacé vers l’Orient et l’Afrique. Rappelons-nous le message des écoles de commerce américaines, imitées partout, à savoir que les « élites » n’ont besoin que de 20 % de la population mondiale pour dominer les peuples et se gaver des richesses de la terre ; le 80 %, dès lors, peut, soit disparaître (cela viendra d’ici la fin du siècle), soit, dans un premier temps, être réduit à l’état de troupeau bêlant (ce sera chose faite avant vingt ans).

C’est à une telle apothéose que contribuent les agents médiatiques cités plus haut : les BHL, les Enthoven, les Cohn-Bendit, les Aphatie, les gnomes de BFM et autres auxiliaires serviles de gouvernements européens trahissant leurs peuples et de leur alma mater, l’Union européenne, en appelant à armer jusqu’à la gueule le gouvernement fantoche ukrainien. Les premiers sont bel et bien les porte-voix des seconds, ces derniers ayant seuls le pouvoir de concrétiser l’injonction de la levée en masse contre la Russie.

Le résultat, si la Russie et l’Ukraine ne finissent pas par s’entendre, c’est-à-dire si l’Ukraine ne se détache pas de son prurit d’appartenance à l’OTAN, ne se neutralise pas, ou si la Russie, devant la mauvaise volonté de son adversaire, n’occupe pas l’ensemble du territoire en en chassant les éléments occidentaux, est évident : l’Europe entière s’embrasera, les armes nucléaires tactiques seront engagées, et le cœur de la civilisation occidentale disparaîtra dans un océan de flammes.

Il pourrait y avoir consolation à la perspective que les responsables médiatiques et politiques européens de ce gâchis subissent mêmes souffrances que leurs victimes. Mais il n’en est rien : voilà bien longtemps qu’ils se sont aménagé de confortables résidences, admirablement protégées, efficacement défendues, quelque part aux Etats-Unis, dans les Iles Vierges, aux Bahamas ou dans quelque douillette capitale asiatique.

Ce sont donc les peuples, comme d’habitude, qui vont payer. Les peuples qui, dans leur majorité, s’imaginent être toujours en démocratie. Car deux années de mensonges, à propos d’un vrai Covid mais d’une fausse pandémie, ainsi que d’une obscure thérapie illégalement imposée, lourde de futurs effets graves, ne leur ont pas suffit. Ils vont donc passer d’une incarcération sanitaire provisoirement suspendue à un enfer guerrier. N’est-ce pas l’Union dite européenne de madame « conflits-d’intérêts von der Leyen » qui assurait : « L’Europe, c’est la paix » ?

L’auteur est essayiste, géopolitologue

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