Affaire Légeret, lettre ouverte au procureur général vaudois 


Lausanne, le 1er novembre 2022

Monsieur le procureur général, 

Contribuer à ce qu’une injustice soit corrigée, dès le moment où l’on a connaissance d’un abus ou d’une erreur, apparaît comme une tâche impérative. Encore faut-il être à même de saisir l’autorité concernée, ce qui est est de votre compétence mais s’avère compliqué voire exclu pour un citoyen comme moi, tout au moins s’agissant du réexamen d’un jugement prononcé en pays de Vaud. 

En ce qui concerne tant Mme Anne-Dominique Egli (informée en copie) que moi-même, nous avons appris que nos statuts respectifs de témoin et de journaliste ne nous autorisaient pas à exposer un déni de justice, en l’occurrence gravissime, à l’attention des magistrats aptes à le corriger. Seuls le Ministère public, ainsi que le condamné lui-même, en l’occurrence François Légeret, auraient qualité pour invoquer un fait nouveau et requérir la révision de son procès, nous a notifié la présidente de la Commission de Haute surveillance du Tribunal Cantonal vaudois dépendant du Grand Conseil, Mme Graziella Schaller, en réponse à notre interpellation du 20 octobre 2021.  

Or ce n’est pas un mais deux faits nouveaux que notre interpellation visait à soumettre à la justice vaudoise. D’après ce que nous avons compris, cette interpellation a bien été transmise au Tribunal cantonal, mais ladite autorité n’en a pas tenu compte, et peut-être même pas pris connaissance, cela en raison de l’incompétence de ses signataires à contester un jugement. Que le jugement en vigueur s’avère en contradiction avec les faits, ce constat doit par contre vous poser problème. Etant donné l’incapacité du condamné à présenter lui-même une demande de révision recevable, situation en partie due à la personnalité de François Légeret que vous connaissez de longue date, vous apparaissez comme la seule autorité apte à déposer une demande de révision. 

En conséquence, je vous prie de prendre en compte la démonstration que vous voudrez bien étudier ou réexaminer, ci-après en annexe. Une démonstration de l’erreur judiciaire qu’il incombera sans doute à votre successeur de faire reconnaître en bonne et due forme par la justice vaudoise et le Tribunal fédéral, cela au vu de votre départ à la retraite annoncé pour le 31 décembre 2022. 

Dans l’immédiat, la présomption d’innocence redevenant manifestement impérative, étant donné qu’en aucun cas François Légeret ne peut avoir commis les trois homicides qui l’ont condamné à la prison à vie à l’heure et dans les circonstances retenues dans le jugement en vigueur, je requiers de votre part sa remise en liberté immédiate. En effet, cet homme a été condamné sur la base d’un scénario incompatible avec les faits, ainsi que l’interpellation exposée ci-après en annexe le démontre.  

A la différence des juges du Tribunal cantonal, de Mme Egli et de moi-même, vous apparaissez comme l’autorité tenue de prendre connaissance de l’interpellation que la Commission de haute surveillance du TC n’a pas pu traiter. Je m’adresse à vous d’autant plus que c’est vous-même qui avez fait adopter aux juges et aux jurés, en 2008 et en 2010, le jugement établissant que Mmes Ruth Légeret, Marina Studer et Marie-José Légeret auraient été tuées le samedi 24 décembre 2005 en milieu de journée. « Il les a tuées en fin de matinée, ou alors il ne les a pas tuées », avez-vous notamment encore déclaré, lors d’une émission diffusée en 2017 par la chaîne de télévision française Numéro 23, émission à laquelle j’avais moi aussi été invité à participer. 

Vous remerciant de votre attention, j’adresse copie de ce courriel à un certain nombre de médias et de journalistes, la démarche en cours ayant à l’évidence un caractère public impératif.  

Respectueusement à vous,  

Jacques Secretan 

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ANNEXE : 

Ci-après, copie de l’interpellation datée du 20 octobre 2021, adressée à Mme Graziella Schaller, présidente de la Commission de Haute Surveillance du Grand Conseil vaudois.

Mesdames et Messieurs les Députés,  

La présente interpellation, que nous signons respectivement en tant que fille d’un témoin que le procureur général Eric Cottier a refusé d’entendre, et en tant que journaliste indépendant (1), a pour objet la défense malgré lui d’un homme maintenu en prison depuis près de seize années, pour ce que la justice définit comme un crime impossible.

Depuis des années, vous avez reçu quantité d’informations et de documents relatifs à l’affaire Légeret. A ce jour et à vos yeux, justice a été rendue, faute de quoi votre autorité de surveillance serait intervenue, ce qui à notre connaissance n’a pas été le cas. Seize ans après le drame qui a eu lieu au domicile de Ruth et Marie-José Légeret, ce qui s’est passé n’a toutefois pas été élucidé et ne le sera sans doute jamais. Par contre, il est certain que les choses ne se sont pas produites comme l’ont conclu les tribunaux, en juin 2008 et en mars 2010, lors des deux procès à l’issue desquels François Légeret a été condamné à la prison à vie pour un meurtre et deux assassinats.

Dans cette affaire, le verdict a été prononcé sur la base d’un scénario hypothétique. Le jugement du 11 mars 2010 expose ce scénario, dont le déroulement supposé ne repose sur aucun fait avéré. Nous rappelons ci-après la logique de ce jugement, avant d’en démontrer deux failles majeures, parmi d’autres. Celles-ci apparaissent de nature à générer un nouveau procès en révision. La première est relative à une hypothétique mise en scène attribuée au condamné, construite autour d’une touffe de cheveux de la disparue Marie-José Légeret. La seconde concerne la date et heure du crime supposé, aucune preuve factuelle n’ayant été apportée pour conclure que trois homicides ont été commis le samedi 24 décembre 2005 comme l’ont conclu les deux procès de 2008 et de 2010, qui plus est par une seule et même personne. 

Selon le verdict en vigueur, prononcé le 11 mars 2010, le Tribunal d’arrondissement de Lausanne, présidé par le juge Philippe Colelough, a considéré que Ruth Légeret et son amie Marina Studer sont mortes le samedi 24 décembre 2005 aux environs de midi. Les axes du scénario hypothétique ayant abouti à cette conviction, formulés au présent de l’indicatif comme s’il s’agissait de faits avérés, ont été les suivants : 

« (…) l’accusé s’est présenté le 24 décembre dans la matinée à un moment où il savait que sa soeur serait absente et ne rentrerait qu’après un laps de temps suffisant pour discuter avec sa mère. (…) Elle a dû renouveler ses réticences et la discussion a mal tourné jusqu’au point où François Légeret a fini par s’en prendre à sa mère. (…) Alertée par les bruits, Marina Studer a découvert la scène de son amie gisant, consciente ou inconsciente à la suite de sa chute, en bas des escaliers. Marina Studer a certainement paniqué et crié. (…) François Légeret a poursuivi Marina Studer pour la faire taire en la frappant sauvagement (…) L’accusé savait que sa soeur rentrerait en fin de matinée. Le Tribunal ne peut déterminer s’il a eu le temps de nettoyer les lieux et de placer une touffe de cheveux trouvée dans la villa et appartenant à sa soeur dans la main de sa mère avant l’arrivée de Marie-José ou s’il l’a fait ultérieurement. Il n’en demeure pas moins que la conviction de la Cour est acquise que Marie-José Légeret est décédée. (…) il est inimaginable qu’avant de disparaître, elle ait nettoyé les lieux en omettant toutefois d’enlever la touffe de cheveux bien visible dans la main de sa mère (…) 

Depuis des années, le condamné François Légeret n’a plus confiance dans la justice, et pas davantage dans des personnes comme les signataires de cette interpellation. Il en va de même concernant les avocats pénalistes disposés à présenter une demande de révision ciblée sur des faits nouveaux, comme ceux présentés ici.

Le premier de ces potentiels faits nouveaux concerne les analyses effectuées sur les 23 racines des cheveux (2) trouvés dans la main gauche de Ruth Légeret. Or ces analyses n’ont permis d’identifier que l’ADN des trois dames que François Légeret est supposé avoir tuées, et pas l’ADN de ce dernier comme le jugement cité ci-dessus le suppose. Cet élément de première importance, nous ne l’avons repéré que récemment en réexaminant le tableau des traces répertoriées, personne n’y ayant malheureusement prêté attention jusqu’ici.

Concernant l’analyse des traces, le jugement en vigueur a en outre omis de préciser que les 22 traces identifiées à proximité du corps de Marina Studer et sur les quelques mètres que celle-ci a dû parcourir entre sa chambre et le bas des escaliers où les deux octogénaires défuntes ont été découvertes, correspondent toutes à Marina Studer. Aucun ADN d’une autre personne n’a en effet été identifié sur cet itinéraire de quelques mètres. Sans disposer d’aucun indice matériel, le tribunal a toutefois conclu à l’assassinat de Marina Studer et à un éventuel nettoyage des lieux par François Légeret. 

Au niveau du sous-sol de la villa, notons que seules deux traces ADN correspondant à François Légeret ont été identifiées, sans possibilité aucune d’en dater ni d’en situer l’origine, cet homme étant un habitué des lieux : relevées au niveau du col déchiré de la chemise de nuit de Ruth Légeret, ainsi que sur les lames d’une paire de ciseaux que la cuisse droite de la défunte recouvrait partiellement, ces traces ont néanmoins été qualifiées d’indices « extrêmement puissants » par le tribunal. 

Le second fait nouveau consiste dans le témoignage de feu Mme Gisèle Egli, que le procureur général Eric Cottier a refusé d’entendre lorsqu’elle était en vie et avait pris la décision de se manifester. Ce témoignage, recueilli en vidéo en avril 2017, nous vous demandons de le visionner (3), ainsi que d’entendre les explications d’Anne-Dominique Egli, fille de Gisèle et signataire de cette interpellation, concernant les raisons qui en ont considérablement retardé la publication. Dans son témoignage, Gisèle Egli relate les circonstances de sa rencontre avec Ruth Légeret, à cent mètres de la boulangerie que celle-ci venait de quitter, le samedi 24 décembre 2005 peu après 17h. 

Indubitablement, Ruth Légeret était en vie le 24 décembre 2005 à 17h, réalité que le juge Philippe Colelough n’aurait déjà pas pu ignorer s’il avait pris en compte les conclusions de la décision du 23 novembre 2009 prononcée par la Chambre des révisions du Tribunal cantonal vaudois. Cette décision annula le verdict de condamnation prononcé en juin 2008 et ordonna la tenue d’un procès en révision, lequel a eu lieu en mars 2010.

Ainsi que l’a souligné la Chambre des révisions du Tribunal cantonal vaudois dans son jugement, les griffures au visage et les taches de sang sur le t-shirt de François Légeret (observées chez lui vers 15h30 par son amie) ne pourraient plus être retenues comme indices à charge dans le cas où Marie-José Légeret et sa mère étaient en vie à 17h le samedi 24 décembre 2005, au moment où Jacqueline Albanesi les servait. Celle-ci s’apprêtait alors à fermer la boulangerie où elle travaillait, pour une semaine de vacances. Or les cinq juges cantonaux de la Chambre des révisions ont validé le témoignage de Jacqueline Albanesi sans juger nécessaire d’entendre les témoins de corroboration que la défense de François Légeret proposait de citer, et notamment Christine Dériaz, la collègue que feu Mme Albanesi avait remplacée l’après-midi du samedi 24 décembre.

« Soit il les a tuées en fin de matinée, soit il ne les a pas tuées », a toujours maintenu le procureur général Eric Cottier, notamment au cours d’une émission diffusée en décembre 2017 sur la chaîne française Numéro 23. Pour rappel et là encore sans la moindre trace en lien avec le condamné, la disparition de Marie-José Légeret a été considérée comme consécutive à un second assassinat que François Légeret aurait, par hypothèse, commis après le meurtre de sa mère et l’assassinat de son amie Marina Studer.

En résumé, les deux faits nouveaux susceptibles d’aboutir à un nouveau procès, exposés à votre attention, sont les suivants :

A) Dans son jugement du 11 mars 2010, le tribunal a ignoré les résultats des analyses ADN, attribuant à François Légeret une mise en scène avec les cheveux de sa soeur. 

Or ce qu’a établit l’analyse ADN ne permet aucunement une telle conclusion : 

Concernant la touffe de 23 cheveux avec racine trouvée dans le poing gauche de Ruth Légeret, l’analyse ADN datée du 20 janvier 2006 (pièce 65 du dossier) a été effectuée en trois temps : un lot de 12 cheveux a permis d’identifier un ADN de mélange, dont la fraction majeure correspond au profil de Marina Studer et la fraction mineure au profil de Ruth Légeret. Après lavage, un 2ème lot de 8 cheveux a permis d’établir qu’il s’agissait des cheveux de Marie-José Légeret. L’analyse des 3 cheveux restants n’a en outre pu mettre en évidence aucun matériel masculin. 

B) Le tribunal a maintenu que Marina Studer et Ruth Légeret sont mortes le 24 décembre 2005 « aux environs de midi », en contradiction avec le jugement de la Chambre des révisions. 

Ce que démontrerait la prise en compte des témoignages ignorés à ce jour : 

L’audition de Mme Gisèle Egli, requise par celle-ci dès août 2017, a été révélée par L’Illustré dans son édition du 2 mai 2018. Recueilli en avril 2017 en vidéo, le témoignage de cette dame née en 1925 et décédée en mars 2019, dure une dizaine de minutes. En plus des explications de sa fille Anne-Dominique, co-signataire de cette interpellation, il serait à recouper avec les souvenirs de témoins de corroboration. Des personnes qui ont entendue Gisèle Egli dire et rappeler, au fil des semaines, mois et années qui ont suivi la découverte des deux octogénaires mortes au pied de l’escalier, qu’elle avait rencontré Ruth Légeret le samedi 24 décembre 2005 peu après 17h, dans le parc voisin de la boulangerie d’où celle-ci venait de sortir. Gisèle Egli a reconnu Ruth Légeret et l’a saluée, alors que celle-ci était en compagnie d’une autre dame. Les deux dames étaient vêtues chacune d’un beau manteau et portaient des sacs de commissions, a précisé Gisèle Egli.

Parmi les témoins qui n’ont jamais été auditionnés ne figure pas seulement la soussignée Anne-Dominique Egli, qui était alors patronne de la boutique où sa mère Gisèle Egli est restée jusqu’à l’heure de la fermeture, à 17h le samedi 24 décembre 2005. L’employée de la boutique serait un autre des témoins de corroboration à entendre. A relever que la boutique des dames Egli et la boulangerie où travaillait Jacqueline Albanesi étaient distantes de moins de cinquante mètres.     

Notons en outre qu’en contradiction avec ce qu’avait notifié la Chambre des révisions du Tribunal cantonal, dans sa décision du 23 novembre 2009, le Tribunal d’arrondissement de Lausanne a écarté le témoignage de Jacqueline Albanesi en retenant que celle-ci avait dû servir Marie-José et Ruth Légeret le vendredi 23 décembre et non pas le samedi 24 décembre 2005 à 17h. Or la Chambre des révisions a établi que le vendredi 23 décembre 2005, Jacqueline Albanesi a terminé son travail à 17h, soit une heure et demie avant la fermeture. Son horaire de travail, présenté aux cinq juges cantonaux de la Chambre des révisions, faisait foi.

C’est une autre employée qui a fermé la boulangerie le vendredi 23 décembre 2005, à 18h30. Ce témoin n’a jamais été auditionné, pas plus que d’autres personnes ayant entendu Jacqueline Albanesi leur raconter avoir servi les dames Légeret le samedi 24 décembre 2005 à 17h, parmi lesquelles son fils Sébastien Albanesi qui était venu la chercher à la sortie de son travail pour fêter le réveillon de Noël en famille, chez lui. De plus, la collègue qu’avait remplacée Jacqueline Albanesi le samedi 24 décembre, Christine Dériaz, fêtait ce jour-là son cinquantième anniversaire. Elle non plus n’a jamais été auditionnée, alors que Jacqueline Albanesi lui a dit au téléphone qu’elle venait de servir Marie-José Légeret et sa mère.

Dans le jugement en vigueur du 11 mars 2010, le président Philippe Colelough a néanmoins émis un contresens notoire, que par la suite aucune instance de recours n’a invalidé, jusqu’au Tribunal fédéral: 

« (…) hormis le détail, d’ailleurs apporté complémentairement et de façon tardive, du jour anniversaire de sa collègue, on doit aussi observer que tous les autres repères sur lesquels se fondent le témoin [Jacqueline Albanesi] peuvent s’appliquer autant au 23 qu’au 24 décembre. »  

Sans développer, ce qui incomberait manifestement à la justice, nous listons encore ci-après deux autres des pistes que le président Colelough aurait pu explorer, alors que l’argumentaire de son jugement a consisté essentiellement à une reprise presque mot pour mot de celui développé par le juge Marc Pellet dans son jugement de juin 2008 : 

—  Dans les rapports d’autopsie, la découverte des corps est située à 11h25 le mercredi 4 janvier 2006, au lieu de 13h15. Suivent les indications de températures consignées dans ces deux rapports: 18,3 degrés, à 15h30 pour le corps de Marina Studer et pour la température ambiante ; 18,3 degrés à 16h pour Ruth Légeret et pour la température ambiante. En conséquence, la date des décès a été située dans une fourchette de 4 à 12 jours avant la découverte des corps. Au procès, il n’a pas été relevé que les premiers intervenants ont parlé de chaleur étouffante, et aucune question n’a manifestement été posée quant à l’étrangeté d’une double mesure identique de température à 30 minutes d’intervalle, sachant que des fenêtres avaient été ouvertes de crainte d’une intoxication par gaz, entre la découverte des corps et l’arrivée de la première légiste vers 15h.

—  Autre facteur qui aurait pu aider à situer la date des décès, la durée de survie des deux chiens. Les rapports de police ont précisé qu’on les avait trouvés enfermés dans un espace de cinq pièces sans accès à la nourriture ni à l’eau. Le caniche royal de treize ans, retrouvé mort depuis moins de 48 heures (encore en état de rigidité cadavérique) le mercredi 4 janvier 2006, aurait donc dû survivre neuf jours dans le cas où Mmes Ruth Légeret et Marina Studer seraient mortes le 24 décembre vers midi. Quant au labrador de deux ans retrouvé en vie, il aurait dû survivre onze jours sans boire ni manger. Manifestement, il n’a pas été pris en compte qu’une survie au-delà de sept jours sans accès à l’eau, pour un chien, est considérée comme très peu probable. 

En conclusion, nous vous prions de mettre en oeuvre les dispositions à même d’aboutir, dans les meilleurs délais, à la rectification d’une erreur judiciaire manifeste, d’autant plus dramatique qu’elle n’aurait jamais dû persister au-delà du second procès de François Légeret, en mars 2010, ainsi que nous nous sommes efforcés de vous en faire part. Nous nous proposons, en particulier, de visionner avec vous le témoignage de feu Mme Gisèle Egli, dès que possible. 

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs les Députés, nos salutations distinguées. 

Anne-Dominique Egli 

Jacques Secretan 

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(1) Auteur d’un livre sur l’affaire Légeret, « Un assassin imaginaire« , publié en 2016 aux éditions Mon Village 

(2) Contrairement aux cheveux en fin de vie qui se détachent, « les cheveux arrachés portent de belles racines qui laissent de bonnes chances de succès à l’analyse ADN ». (Preuve par l’ADN, Raphaël Coquoz et alii, Presses polytechniques et universitaires romandes, édition 2013, p. 208) 

(3) Interview vidéo réalisée le 23 avril 2017, présentée en lien avec l’interview d’Anne-Dominique Egli, qui révèle pourquoi sa mère a attendu jusqu’en 2017 pour se manifester.

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