Yunchan Lim – L.v.Beethoven: Piano Concerto No. 4 in G major, Op. 58
15 novembre 2023
Philarmonie de Munich
Yunchan Lim, pianiste
19 ans, alors
Chung Myung-whun, chef d’orchestre
Je vous invite à découvrir ce pianiste de la Corée, du Sud, cela va sans dire.
Il affiche une technique irréprochable, une musicalité extraordinaire, ainsi qu’un très beau début d’intériorité 🌹💐💐💐💐💐🌹 pour son âge.
Ce 4ème concerto est un chef d’œuvre absolu et il est mon préféré ; même si j’adore aussi les autres.
L’écoutant, à chaque fois, j’attends avec impatience d’entendre les premières notes de son second mouvement, lesquelles sont l’exquise expression du fatum.
Yunchan Lim a un magnifique avenir devant lui ; espérons qu’il saura garder la tête froide face à la pression de son agent(e), face aux attentes exacerbées, voire hystériques des mélomanes et, surtout, face aux prédateurs et financiers de l’enregistrement.
Le piano reste mon instrument de prédilection, même si je suis toute ouïe pour écouter le violon, l’alto, le violoncelle, le hautbois, le basson, la clarinette, le cor en qalité d’instrument soliste ; et j’en passe.
Je vous propose d’écouter, afin ‘de comparer’, non seulement entre la juvénilité et la maturité de deux musiciens, mais surtout entre les premiers pas d’une carrière et l’accomplissement musical de toute une vie, l’enregistrement, sur deux jours, de 1967, de ce 4ème concerto, par le grand pianiste beethovénien Wilhelm Backaus (1884 – 1969), le grand chef Karl Böhm (1894 – 1981) et l’orchestre philarmonique de Vienne – j’y reviens toujours, depuis que je l’ai découvert.
A 19 ans, il va de soi d’être juvénil, mais à 83 ans ?
Je dirais qu’aussi belle soit l’interprétation de Yunchan Lim, ce qui ressort de celle de Wilhelm Backaus est une forme d’incandescence, dont la coda est l’aboutissement.
Pour conclure, je me réjouis beaucoup d’écouter Yunchan Lim jouer en récital, le 20 juillet, en l’église de Verbier.
C’est bien la 1ère fois qu’un concert, là-haut, est complet en deux temps trois mouvements.
Je précise, au cas où je pourrais donner l’impression d’une certaine prétention dans la critique, que je n’ai aucune formation musicale ; si ce n’est que je forme mon oreille depuis 57 ans ; depuis ce jour où j’ai franchi, pour la 1ère fois, à 17 ans, les portes d’une salle de concert, à savoir le Royal Festival Hall, à Londres.
Wilhelm Backaus :
Durée : 0:33:42