Le « conseil de la paix » initié par le président américain Donald Trump commence à prendre forme. Sa charte a été signée en marge du Forum économique mondial à Davos. En concurrence directe aux Nations unies, ce conseil prévoit d’œuvrer pour mettre fin aux conflits. Parmi les Etats membres de l’UE, seules la Hongrie et la Bulgarie ont décidé d’adhérer à cette organisation controversée. Au cours des dernières années, les Nations unies ont perdu énormément d’influence, constate la juriste Alina Dobre dans le webzine roumain Contributors :
Le problème de l’ONU, souligné à juste titre par Donald Trump, réside dans le fait qu’elle ne fonctionne pas pleinement en tant qu’organisation internationale. Ce qui s’explique, entre autres, par le droit de véto, qui permet de bloquer des mesures visant à restaurer l’ordre mondial et qui retire à l’organisation le principal outil de contrainte pour s’imposer à l’international : l’envoi de forces de maintien de la paix pour désamorcer des conflits. Depuis l’occupation de la Crimée, l’ONU et le conseil de sécurité ne sont plus intervenus. Son travail se limite à des déclarations, auxquelles on met souvent des bâtons dans les roues.

