1991. L’Union Soviétique vient de tomber. Il n’avait jamais vu un étranger de sa vie, à part peut-être quelques Russes ça et là. En revanche, le berger connaissait ses moutons comme lui-même, qui transhumait avec son troupeau de mille bêtes à travers les montagnes les plus escarpées. Seul. Solitaire. Toujours à cheval et toujours suivi
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – À l’époque, on ne savait même pas ce qu’était un dollar
sur 14 juin 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Le choc culturel
sur 27 mai 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
On parle beaucoup de chocs culturels. Ils existent bel et bien. En voici quelques-uns, tels que je les ai vécus. D’abord la découverte de l’honnêteté des Suisses ! Elles font mon admiration, ces caissettes placées un peu partout dans la ville qui offrent aux passants les journaux du jour. On pourrait facilement les voler ces
Alexandre a aimé…
sur 24 mai 2025 in Littérature - Alexandre Bidaud
4 novembre 1974 Durée : 84 minutes Henri Guillemin 🌹💐🌹💐🌹💐🌹 1903 – 1992 Une très grande cuvée Henri Guillemin, où son engouement passionné, voire même ici
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Mon époque soviétique
sur 20 mai 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Après l’école, on nous embarquait dans un camion pour aller travailler au kolkhoze dans la montagne. C’était un beau moment, avec le vent dans les cheveux et toute cette belle nature autour de nous. Nous chantions à tue-tête. Le texte d’une de ces chansons dérangeait particulièrement les maîtresses : elle parlait d’amour – ô horreur
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Le véritable héros n’est pas celui qui a gagné la guerre, c’est celui qui l’a empêchée
sur 12 mai 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
« Il était un honnête homme » La tradition veut que le corps du mort reste trois jours dans une yourte avant de partir au cimetière, accompagné des hommes uniquement. Le mollah est le maître de la cérémonie. Il convoque publiquement le fils aîné du défunt dont le devoir est de poser trois questions
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Le pays où la parole est acte et le verbe porte une foi ancienne
sur 5 mai 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
En Occident une manifestation de rue est un signe de démocratie. Au Kirghizistan elle débouche immanquablement sur une révolution. Dans la meilleure tradition soviétique, un prix récompense toujours les « Mères héroïques kirghizes », qui ont enfanté plus de 7 fois. Anecdote au passage: mes parents m’ont raconté un jour qu’une de ces mères sanglotait en recevant
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Même les mots ont une âme, ils rient, il pleurent, ils se suicident…
sur 28 avril 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev - 2 commentaires
On dit que la vie commence dès la naissance, moi je dis qu’elle ne commence que lorsqu’elle a un but. *** Même les mots ont une âme, ils rient, il pleurent, ils se suicident… *** Si l’économie d’un pays descend, elle remontera bien un jour. Mais si la langue maternelle descend, alors elle risque bien
Revue de presse – « Nous ne retournerons plus à Sashalom », rencontre avec Christian Campiche à Budapest
sur 17 avril 2025 in Littérature, Lu ailleurs - Desk
C’est dans une salle comble à l’Institut Français de Budapest que nous avons eu le privilège d’assister à la lecture de quelques passages du roman Nous ne retournerons plus à Sashalom / Többé nem megyünk vissza Sashalomra par son auteur, Christian Campiche. Organisé par l’Ambassade de Suisse, cet événement s’est tenu le 26 mars et
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Alors Dieu murmura : «L’homme porte le chagrin avec une étrange aisance…»
sur 14 avril 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
On raconte que Dieu, lors de la Création, s’aperçut que les êtres vivants, sans exception, des insectes aux mammifères, du ver de terre à l’éléphant, pleuraient tous ensemble lorsque que l’un d’entre eux mourait. Un immense gémissement insoutenable, la Terre tremblait et Dieu dut changer d’avis. En contemplant le monde, Dieu vit que chez les
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Je me suis accroupi pour prendre une poignée de terre, et j’ai dit merci au pays qui m’a accueilli
sur 7 avril 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev - 1 commentaire
PAR ZHENISHBEK EDIGEEV Être migrant n’est pas une souffrance, la vraie souffrance, c’est de rester allongé en attendant que tout tombe du ciel… **** Si la tâche n’est pas accomplie, ce n’est pas par manque de force, mais d’amour. *** Le migrant Ce migrant, c’est moi-même ! Un migrant parmi des milliers de migrants. Un









