S’il existait un Nobel de l’amour familial, il faudrait le décerner à John Shipton. Le père biologique de Julian Assange se révèle en poignant papa poule dans le film « Ithaka » de Ben Lawrence, un documentaire tourné à compter du jour de l’incarcération du fondateur de Wikileaks en 2019. Aux côtés de Stella Assange, l’admirable épouse du lanceur d’alerte australien, le septuagénaire John Shipton se dépense avec une calme et ferme obstination pour obtenir la libération de son fils. Aux moment des dernières prises de vue, en 2021, le duo ignore encore que son combat homérique ne s’achèvera avec succès que trois ans plus tard. Julian Assange est sorti de sa prison anglaise le 26 juin dernier, il ne sera pas extradé vers les Etats-Unis. Sorti dans des salles indépendantes au début de l’année, le film a été projeté jeudi 4 juillet au Cinélux de Genève. Lors du débat nourri qui a suivi, les journalistes Christian Campiche et Benito Perez (de gauche à droite sur notre photo Zhenishbek Edigeev) ont rappelé que la liberté de la presse ne se gagne pas dans les salons mais sur le terrain d’une information obtenue au prix de la ténacité, du courage et de l’abnégation, des qualités n’excluant pas l’engagement citoyen. L’exemple que nous donne Assange.




La libération de Julian Assange nous a remplis de joie, ainsi que d’une émotion indescriptible à l’idée qu’il retrouve sa femme, son père, ses proches. Cette émotion a néanmoins été mélangée à une immense colère contre ceux (les « journalistes » et les politiques) qui n’ont rien fait pour sa libération. Et en France, Hollande et Macron qui lui ont lâchement refusé l’asile politique alors qu’il était persécuté par l’empire américain dont il avait révélé les crimes de guerre.
Je dis merci à mon ami Christian Campiche dont l’éthique est irréprochable, pour s’impliquer au moins dans l’information sur le sort épouvantable de ce grand homme qu’est Julian Assange.
Amitiés à Infoméduse l’indispensable.