Alexandre n’a pas aimé…

Je ne pense pas que l’on puisse aimer ce film, mais être fasciné par la démarche des réalisateurs, certainement.

J’ai dû m’accrocher ; mais le vrai scandale, à mon sens, est que nous puissions encore aujourd’hui être scandalisés par l’affreux miroir, que nous tendent les réalisateurs, de nos pires bassesses et ignominies, alors que depuis soixante ans tant d’ innombrables massacres ont eu lieu, quasiment ‘sous nos yeux’, SANS RÉVOLTE VÉRITABLE de notre part.

AVERTISSEMENT

Ce film comporte des séquences extrêmement violentes et toujours très dérangeantes à bientôt soixante de distance.

Il a été sujet à très grande controverse.

A sa sortie, selon Wikipedia, Il est attaqué par les critiques de cinéma et les intellectuals anticolonialistes en termes cinglants comme une apologie du colonialisme européen et comme étant un film inauthentique et raciste. Selon eux, le film défendrait l’idée que l’Afrique sans les puissances coloniales européennes reviendrait rapidement à une brutalité sanglante et primitive.

Une controverse surgit sur la question de savoir si toutes les séquences du film sont réelles ou si certaines ont été mises en scène ou reconstituées.

Jacopetti affirme que toutes les images du film sont réelles et que rien n’a été organisé.

Gualtiero Jacopetti a été accusé de meurtre et a été jugé en Italie au motif qu’une des exécutions, qui apparaît dans le film, aurait été mise en scène à la demande des réalisateurs.

Il a été acquité, ayant démontré le contraire.

Un autre commentaire :

Accusés,  puis innocentés pour ‘crime de guerre’, les réalisateurs offrent ici un opéra visuel d’une barbarie déstabilisante qui a mis littéralement le feu aux poudres et dont l’impact se ressent encore aujourd’hui.

                     Africa addio

« Ce film, né sans préjugés, ne veut pas et n’a jamais voulu en créer de nouveaux. »

« Il a seulement essayé de documenter une réalité : le sang versé où que ce soit est une perte pour le monde entier. »

« E per finire, chiediamo scusa alle nostre famiglie per essere rimasti tre anni lontani da casa. »

1966

Durée : 139 min

Écrit, dirigé et montage :

Gualtiero Jacopetti (1919 – 2011) et Franco Prosperi (1928 – ….)

Extraits du commentaire :

Partout où l’homme est présent, la nature se tait.

Le silence des bêtes et des oiseaux est le signe clair d’une présence humaine.

1:11:36/41

La vérité est que dans toute l’Afrique il n’y a qu’un animal vraiment féroce : l’homme.

1:27:05

Ce film a été projeté le 18 octobre 2018, à 22h15, au cinématographe, à Lausanne, durant le Lausanne Underground Film & Music Festival (LUFF) ; et a été interdit aux moins de 18 ans.

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