
La police favorise une nouvelle piste dans l’affaire des câbles brûlés en gare de Lausanne. En effet, la sculpture mexicaine du serpent en mosaïque exposé devant le MUDAC à Lausanne n’est pas aussi inerte que l’on pourrait le croire.
Sur la Gaggiographie prise en tout début de matinée, on remarque facilement le faisceau émis par le reptile de la Plateforme 10 sur une pastille blanche, pour la neutraliser.
Il n’est pas improbable que ce combat nocturne, qui était en phase de se terminer, se soit déroulé aussi sur les quais de la gare, durant la nuit. Le rayon du serpent ayant alors mis le feu aux câbles posés dans le caniveau en bord de voie.
Selon l’analyse des spécialistes, pour le départ du feu, la version de l’engin pyrotechnique semble écartée.
Dans un premier temps, il était tout à fait logique de mettre en cause les supporters de l’équipe visiteuse.
Des individus qui représentent, pour certains, les dérives de notre société, gens enivrés, casseurs, qui démontrent leur grande supériorité, surtout quand les onze joueurs de leur équipe ont fait des exploits sur le terrain.
Ou comment se sentir invincible en cas de victoire après quelques bières avalées sans avoir bougé de sa place durant 90 minutes.
En réalité, il n’en est rien! La cause de cet accident, qui a quand même paralysé le réseau ferroviaire autour de Lausanne deux jours durant, a bel et bien été provoquée par le faisceau de la sculpture du serpent.
Les experts de l’ECA sont formels.
Comme quoi il est vraiment important de ne pas négliger l’art, surtout en ces temps où la violence émerge de partout.
José Gaggio

