PAR CHRISTIAN CAMPICHE
Après l’enfer, le nirvana. Les bourses réagissent par un bond de champion olympique de saut à la perche après l’annonce d’une pause dans les bombardements en Iran. Au moment où les experts du monde entier parlent de chaos et de récession mondiale, Trump sort de son chapeau un lapin de magicien. Rien de tel qu’une créature gigotante aux longues oreilles pour rassurer le monde économique en jouant l’apaisement. Il n’en fallait pas plus pour qu’un optimisme béat se répande là où s’effectuent les échanges financiers, les places boursières.
A ce stade on ne peut s’empêcher de s’interroger. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, se pourrait-il qu’une catégorie bien ciblée d’investisseurs s’en mette plein les poches? Des joueurs au flair très particulier, ceux qui ont acheté des actions vendredi, au moment du mini-krach, et les revendent aujourd’hui au moment du boum, bien sûr. Ils peuvent toujours exister. On peut se demander surtout s’il n’y en a pas qui ont bénéficié d’informations privilégiées. Auquel cas, il conviendrait de parler d’opérations d’initiés.
De telles rumeurs avaient déjà circulé après l’enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela et l’assassinat du président iranien. Des mouvements parieurs très localisés avaient précédé ces opérations militaires. Comment celles-ci avaient-elles pu être anticipées alors que nul n’est censé être au courant en dehors du cercle très étroit des décideurs?
Il incombe au gendarme de la Bourse d’être attentif. C’est bien pour éviter des cas de figure pouvant s’avérer mortels pour le système capitaliste qu’a été instituée aux Etats-Unis une législation punissant sévèrement les opérations d’initiés et autres manipulations d’informations susceptibles d’influencer la bourse.
Le problème en ce moment est l’écho donné à chaque proclamation impériale. Par ses déclarations tonitruantes auxquelles les médias donnent un écho formidable, le chef d’Etat de la plus grande puissance militaire n’agit pas sans arrière-pensée, c’est l’évidence même. A trop tirer les ficelles à hue et à dia, en ignorant les garde-fous, de par leur morgue et leur indifférence apparente face à tout contrôle institutionnel, lui et ses barons multimilliardaires risquent de faire exploser tout simplement le capitalisme, un système qui repose sur la confiance.


Bien vu ! J’ajouterai pour ma part que cette nouvelle guerre du golfe voulue par Trump, n’est pour lui en fin de compte qu’une énième partie de golf déployée en connaisseur, d’un trou à l’autre, avec la désinvolture partagée dans le lucre, avec les complices de son entourage. Entraînés sur le green dans son impérieux sillage … comme s’il s’agissait d’un jeu vidéo où certains milliardaires franchisés par lui, en profitent pour démultiplier leurs gains à la faveur de soubresauts calculés et à l’abri des combats.
Oui aux deux (ceci dit, faut-il s’inquiéter pour le capitalisme ?). Comme vous dites, et je dirais même plus : – Une vraie partie de GolfE …