Concernant la situation alarmante dans le monde au sujet du blocage du détroit d’Ormuz, on aurait pu croire à une coalition internationale pour sauver l’économie mondiale. Eh bien non! Si l’on écoute de manière attentive ce qui se dit sur les ondes ou ce qui s’écrit dans la presse, on se rend compte aisément que l’on n’est pas du tout dans ce registre-là. Les pays Occidentaux, et plus particulièrement l’Europe se sont mis dans la peau d’un comptable.
De redoutables observateurs passent leur temps à compter à combien se montent les dépenses militaires américaines. On additionne le nombre de fusées, de missiles utilisés depuis le 28 février dernier. En 10 jours, le gouvernement américain a déjà dépensé l’équivalent du budget militaire français. Et alors, de quoi j’me mêle? Chaque pays est en droit de griller ses cartouches comme il l’entend.
Sur toutes les ondes, sur tous les médias on ne parle que de la flambée du cours du pétrole. En fait, c’est la seule préoccupation des gouvernements et par conséquent des populations de cette entité européenne. Mais qui se soucie du peuple iranien qui depuis 47 ans vit sous le joug de ses dirigeants? Personne! Pire, on peut lire ou entendre ici ou là que certains dirigeants préféreraient négocier avec certains des chefs de l’Etat Islamique. Ah oui? Sur le dos de quoi? Au détriment de qui? D’une population qui n’en peut plus et qui appelle à l’aide. Faut-il répondre à leur demande? Je pense que oui.
Mais surtout, vous, les 27 pays de la communauté européenne cessez de crier au loup en invoquant le droit international. Faudrait-il abandonner à son triste sort un peuple qui a soif de liberté ? Au nom de qui, de quoi? Du pétrole? Au nom du profit commercial? Ce genre d’arrangement boiteux risque bien de se retourner contre l’Occident tout entier, tôt ou tard. Et comme j’aime à le répéter, pourquoi attendre d’avoir la tête dans le mur pour se réveiller?
En réalité si l’Europe s’inquiète tant des dépenses militaires américaines en Iran c’est qu’elle doit craindre qu’en cas d’attaque inopinée de je ne sais quel pays, les États Unis risqueraient bien de manquer d’armes et donc ne viendraient pas à son secours pour la défendre.
Alyzée Dubois

