Ursula von der Leyen restera à la tête de la Commission européenne pour les cinq années à venir. Une majorité absolue de 401 eurodéputés du Parlement européen a décidé de lui confier un nouveau mandat. Dans son discours de candidature, la politique allemande de la CDU a déclaré que l’interdiction des voitures thermiques serait assouplie par des dérogations pour les e-carburants et que les frontières extérieures seraient mieux protégées. Face au scepticisme croissant à l’égard de l’Union européenne, la présidente de la Commission aura bien du mal à imposer son point de vue, estime le quotidien zurichois Tages-Anzeiger :
Dans le discours de sa candidature, Ursula von der Leyen a promis beaucoup de choses, notamment ‘plus d’Europe’. Des promesses qu’elle ne pourra pas tenir. Il s’agit pourtant d’un engagement important, nécessaire même, surtout dans le contexte d’un retour de Donald Trump à la présidence américaine. Nécessaire en matière de politique de défense commune ou de compétitivité de l’Europe. Mais rien ne se fera sans les pays membres. Des pays où les gouvernements font face aux succès électoraux de candidats eurosceptiques, voire ouvertement europhobes. Berlin et Paris ne sont pas les seuls à manquer de visions, de courage et de vigueur pour pousser plus avant l’intégration. Le désenchantement semble donc programmé.

