L’horrible guerre de Gaza semble chaque jour avoir atteint son paroxysme. Quotidiennement, les médias et les réseaux s’évertuent en vaines dénonciations et condamnations virtuelles. Tous les mots du dictionnaire ont déjà été utilisés pour décrire l’horreur et il faut même en inventer de nouveaux pour mieux démontrer l’amplification de l’horreur.
A Gaza, les macabres statistiques indiquent environ 55’000 morts depuis le 7 octobre 2023 dont de nombreux enfants. Chaque mort est un drame et les médias en font état de façon à correspondre à l’indignation du moment.
Qui se souvient encore des 530’000 victimes syriennes, dont plus de 25’000 enfants, en 2011, durant la répression du régime de Bachar el-Assad ? Qui se souvient de centaines de milliers de morts lors de la guerre civile en Ethiopie en 2020 et 2022 ?
Qu’il s’agisse d’une guerre intra ou interétatique, pour chaque conflit, les enfants tués sont comptabilisés ; c’est un drame absolu et totalement inadmissible qui se poursuit inlassablement.
Un film parlant
Une question n’est cependant jamais évoquée. Un enfant qui n’est pas né ne sera jamais un martyr. Les enfants n’ont pas demandé à naître au milieu des bombes et dans un capharnaüm indescriptible. La question est délicate, j’en suis consciente.
Le film dramatique Capharnaüm (2018) est parlant. C’est un film libanais réalisé par Nadine Labaki qui a reçu un accueil international exceptionnel, notamment au Festival de Cannes, où il a remporté le Prix du Jury. Ce film traite du martyre des enfants nés dans des conditions misérables.
Ainsi en 2025, en plein conflit, sous les bombes, des femmes acceptent, respectivement sont contraintes de continuer à produire des martyrs qui, au mieux survivront dans la misère et, au pire, iront mourir sous une bombe.
La question est à manier avec précaution mais mériterait d’être discutée aussi, dans le respect et la tolérance bien entendu.
Claudine Sautaux, Granges-Paccot


Il est bon de rappeler le nombre d’enfants tués en Syrie, au Rwanda sans parler de l’Ukraine, qui se comptent par dizaines de milliers.
Accuser Israël de « tuer les enfants » ou même de « génocide » fait partie de la propagande du Hamas. Malheureusement, des dizaines de soldats sont morts pour avoir averti la population « civile » de se déplacer pour justement épargner les femmes et les enfants.