L’UE et les Etats-Unis sont parvenus à un accord dans le litige commercial les opposant : les droits de douane sur la plupart des importations de marchandises européennes aux Etats-Unis seront portés à 15 pour cent, tandis que l’Europe n’augmentera pas ses tarifs sur les marchandises américaines. Lors de leur rencontre en Ecosse, dimanche, Donald Trump et Ursula von der Leyen ont convenu en outre de livraisons de grande envergure d’énergies fossiles et d’armes américaines. Grâce à sa rupture avec l’UE, Londres a pu conclure avec Washington un accord plus avantageux que celui obtenu par Bruxelles, jubile le quotidien britannique « The Times » :
Alors que l’UE est confrontée à des tarifs généraux de 15 pour cent, ceux du Royaume-Uni s’élèvent à 10 pour cent. Pour l’acier et l’aluminium, Trump fait prélever une taxe de 50 pour cent sur les importations européennes, soit le double que pour celles du Royaume-Uni. … La raison principale de cette différence, c’est probablement que la Grande-Bretagne ne fait plus partie de l’UE. Disposant de la flexibilité d’organiser sa propre politique commerciale, Londres a pu agir plus rapidement que Bruxelles, afin de préserver ses intérêts.


Il aurait mieux valu attendre 3 jours avant d’écrire cet hyper raccourci entre une cause (ne pas faire partie de l’UE) et ses effets (taux douaniers US), vite démenti par les taxes appliquées à la Suisse… ou quand l’idéologie anti-européenne se prend la réalité de plein fouet ! et ce n’est pas fini !
Cet « hyper-raccourci » n’est pas une réflexion bâclée mais le résumé d’un article du très sérieux « Times » de Londres dont les préoccupations sont aux antipodes des soucis helvétiques. On dit aussi qu’en échange de sa capitulation, Mme von der Leylen aurait demandé à Trump que la Suisse ne soit pas mieux traitée que l’UE… Vœu exaucé, de toute évidence.