Si l’on pense cycle, on imagine une roue, pourquoi pas un bicycle, ce deux-roues dont une est grande à l’avant et l’autre petite à l’arrière… la première bicyclette a été inventée en 1817 en Allemagne, par un nommé Karl von Drais, d’où le nom de draisienne que tous les jeunes parents connaissent. C’était un vélocipède, c’est-à-dire les pieds véloces, cela permettait de précipiter son pas ; d’ailleurs ce même mot a aussi désigné plus tard une voiture qui va vite !
Si l’on pense cycle, on imagine un phénomène cyclique qu’il soit continu ou discontinu, qu’il soit répétitif ou évolutif, avec étapes initiale et finale ou périodicité déterminée : on retrouve les cycles dans tous les domaines ! Ils scandent nos vies, au son de la semaine, des mois, années, siècles ou millénaires. Dieu a créé le temps mais l’homme a créé la montre, disent les Africains : il nous faut naturellement une organisation!
Que sont les calendriers?
Que sont les calendriers ? La répétition de 12 mois, sous-jacents les quatre saisons, dont la belle œuvre de Vivaldi met en valeur le mouvement de chacune : écoutez cette magie de la nature et imaginez Gaïa vivante ! Derrière tout cela, le cycle de l’eau, sur un thème musical moins élaboré, qui nous rappelle le jeu de chaque goutte et sa course folle avant son envol. Un peu de poésie autour du bien commun dont nous parlons tant sous l’égide de son climat.
Parlons-en, alors que la 30ème session de la Conférence des Parties (COP) à la Convention- cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) vient de se terminer ! On parle climat et on continue de fêter le début des saisons aux équinoxes et solstices alors que l’on devrait y célébrer leurs points culminants. L’été indien début novembre ne marque-t- il pas la fin de l’automne, le réchauffement début février, l’arrivée des premiers bourgeons ?
Disney et son Roi Lion
3 mois d’hibernation où la lumière décroit de plus en plus vite jusqu’au solstice d’hiver le 21 décembre, suivi de son renouveau que les païens fêtaient alors et que les chrétiens ont pris à leur compte en y mettant la Nativité, l’avènement d’une nouvelle lumière pour le monde. La 2ème fête était 12 jours plus tard, désormais appelée l’Epiphanie, l’étoile des Rois Mages, et la 3ème 40 jours plus tard, la chandeleur, où l’on consomme alors des crêpes, symbole du soleil.
C’est le cycle de la vie si joliment représenté par Disney et son Roi Lion, la ronde infinie de l’enfant qui devient adulte, parent ou référent, grand-parent ou dépendant… Or, nos cellules ont des cycles de 7 ans et se reproduisent totalement ; on les fêtait par des rites de passage désormais oubliés : âge de raison (7a), adolescence (14a), majorité (21a quand on quittait le nid, âge adulte (28a). En latin, adolesco veut dire croître : participe présent à 14, passé à 28.
Des cycles par milliers, il y a tout ce qui s’attache au lunaire et ses 29,5 jours solaires : les femmes ont le cycle menstruel, l’astre s’est créé de nombreux mythes dont le seul réel est l’influence de la pleine lune sur le sommeil. D’ailleurs, au-delà l’humain, cet état impacte les vents et marées, ainsi que certaines espèces animales comme la reproduction des coraux ou la chasse des prédateurs qui profitent de la luminosité accrue, de nuit, pour voir la proie.
Les grands cycles économiques
Monday blues, Wednesday mid-week, thank God it’s Friday, Saturday night fever, Sunday family dinner, le cycle hebdomadaire nous vient des anglo-saxons même si nous le vivons tous plus ou moins bien. On l’appelle la cyclothymie ou le cycle des humeurs (grec thumus) et il touche surtout ceux qui souffrent de leur travail (latin trepalium, qui n’était autre qu’un instrument de torture qui écartelait)… A la retraite, on œuvre pour de belles causes, non ?
On ne peut conclure sans parler de grands cycles économiques et les crises que les chinois traduisent par deux kanji, risque et opportunité avec oscillation plus ou moins longue. 50-60 ans pour Kondratieff, le demi-siècle lié aux grandes innovations pour Schumpeter, et plein d’autres, passant parfois par le naufrage des civilisations sans oublier le cycle millénariste ! Tout cela est bien au-delà d’une force de vie humaine : conserver intact son état d’esprit !


