Au Venezuela, la vice-présidente Delcy Rodríguez a pris les rênes du gouvernement après que le chef de l’Etat Nicolás Maduro a été enlevé par les États-Unis et emmené à New York. Lui et son épouse doivent y être traduits en justice. Les Etats alliés du Venezuela ont fermement condamné l’opération américaine ; en Europe, les réactions ont surtout pris la forme d’appels au respect du droit international. Dans le numérique madrilène eldiario.es, la journaliste et femme politique socialiste Irene Lozano critique les projets de Trump :
Le pétrole et les minéraux vénézuéliens sont à l’origine de l’opération. Trump répète des schémas coloniaux : sans pudeur, il cherche à contrôler un pays souverain pour assurer ses propres intérêts. … Tout comme Poutine qui place ailleurs des gouvernements favorables à la Russie pour exploiter des ressources. … Les Vénézuéliens sont débarrassés de Maduro, sans démocratie en vue. Et le monde paie un lourd tribut : le droit international, l’ONU, l’OEA [l’Organisation des États américains] et le multilatéralisme se fragilisent, tandis que la culture de la guerre se renforce.

