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Un café-restaurant de Lausanne comme il y en a des centaines d’autres dans la région lémanique. L’autre jour, ils ont débarqué à 16 (!), les spécialistes du feu, pour l’inspecter sous toutes les coutures. La maison a dû supprimer 20 places assises en attendant l’installation d’une nouvelle porte de secours. Doté d’une baie vitrée ouvrable manuellement, l’établissement n’a pourtant rien du Constellation, une cave sans lumière naturelle. Après la tragédie de Crans-Montana, le zèle administratif a succédé à l’absence de zèle.
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Un père de famille s’insurge contre Guy Parmelin. Le Blick relaie les doléances d’un entrepreneur vaudois dont le fils, grièvement brûlé à Crans-Montana, se trouve aux soins intensifs. Le journal trouve « inquiétant » l’apparent manque d’empathie du président de la Confédération. Tout le monde ne partage pas son avis. C’est le cas notamment d’Alessandro Munari, un financier italien que la tragédie de Crans-Montana a profondément remué. Il a surtout pris la peine d’écrire au président de la Confédération afin de « partager le deuil et l’espoir d’une prévention renforcée ». Et quelle ne fut pas sa surprise de recevoir une réponse de Guy Parmelin. Un message qui ne se limite pas à quelques lignes télégraphiques. Cet extrait:
La Confédération est d’ores et déjà appelée à examiner tous les moyens subsidiaires nécessaires aux personnes concernées et à leurs proches, en tant qu’il s’agirait de combler les lacunes pouvant apparaître dans l’application de la loi sur l’aide aux victimes. (…) Ce drame lance des défis politiques, techniques et administratifs d’une portée inégalée (…).
Sur le réseau LinkedIn, Alessandro Munari se déclare
agréablement surpris et touché de recevoir aujourd’hui une réponse personnelle par courrier.
Cela nous rappelle que les institutions sont à l’écoute et qu’une réflexion approfondie devrait mener à des améliorations concrètes.
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Le sens de la communication n’est pas à la portée de tout le monde. Le Département fédéral de la défense (DDPS) l’a appris à ses dépens, qui s’est vu remettre le Sabot d’or 2025 du réseau d’enquête investigativ.ch « pour avoir mandaté des juristes externes pour s’opposer à des demandes d’information émanant de médias ». Surnommé Prix de la honte, le Sabot d’or s’attelle à dénoncer les obstacles à la transparence et à l’investigation journalistique.
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La presse européenne qualifie d’historique l’accord de libre-échange signé entre l’UE et l’Inde. Bon public, la presse suisse relaie ces cocoricos. Pourtant la Suisse n’a rien à envier à ce nouveau grand marché. Au contraire, elle est totalement pionnière! Par le biais de l’AELE, elle a signé le même accord avec l’Inde, il y a… deux ans. A noter que les Etats-Unis attendent toujours le bon vouloir du Premier ministre de l’Inde pour se doter d’un tel coussin de confort dans ses échanges avec le pays le plus peuplé.
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Genève est l’une des villes les plus congestionnées d’Europe. Un classement de la société de GPS néerlandaise TomTom place la métropole lémanique au 62e rang mondial et au 23e rang européen, devant Rome ou Paris. En Suisse, elle est la plus constipée, si l’on peut dire: aux heures de pointe, on y roule à 15,6 km/h. Illich avait raison: condamnée à subir les bouchons, l’automobile n’est rien d’autre qu’un grand potiron.
Christian Campiche


