
Image @2026 José Gaggio
L’humain n’est, malheureusement, pas fait pour se restreindre.
Suite à certaines décisions et actions politiques dans le monde, le marché du pétrole est sujet à des pressions de toutes sortes.
La Suisse, en bout de chaîne, est à la merci de tous ces aléas.
En conséquence, le nucléaire redevient actuellement une option logique. Dans l’optique d’une indépendance énergétique et d’une pollution moindre, affirment ses lobbyistes.
Ce qui permet d’envisager des fins militaires… pourquoi pas?
Comme M. Pfister reçoit une masse financière importante pour le réarmement, son département va être en mesure d’acheter deux sous-marins et un porte-avion nucléaires.
Quand on sait que la puissance d’un sous-marin nucléaire est seulement 5 fois inférieure à celle d’une grande centrale, il est facile d’imaginer que ces trois engins soient utilisés pour alimenter les villes de Zurich, Berne et Lausanne. Et cela tombe bien, car il y a l’Aar, le lac de Zurich et le lac Léman pour accueillir ces trois navires. En même temps le problème des mises à l’enquête sera rapidement résolu puisqu’il suffit d’octroyer des permis de navigation aux trois embarcations. Enfin l’ajout de ces trois bâtiments de guerre serait une dépense militaire bien accueillie par le peuple.
En plus de cet apport énergétique, les navires offrent un attrait touristique supplémentaire important pour ces régions. Qui n’a pas rêvé de visiter un porte-avion ou un grand sous-marin?
Si l’on peut très bien concevoir deux sous-marins, un dans l’Aar et l’autre dans le lac de Zurich, pourquoi un porte-avions à Lausanne?
Premièrement, pour ne pas faire de l’ombre à Auguste Piccard, en plaçant un sous-marin dans la rade d’Ouchy. Et, deuxièmement, réponse simple: offrir une piste d’atterrissage pour les quartiers du bas de Lausanne. Ainsi les soucis causés par l’aéroport de la Blécherette seraient résolus.
José Gaggio


Excellent conte dystopique.