Gisèle Bottarelli, secrétaire de ce qui s’appelait alors Association de la presse Vaudoise, devenue l’Association Vaudoise des journalistes, puis Syndicat lémanique des journalistes et enfin impressum Vaud, nous a quittés il y a quelques jours. Cette « bonne fée des journalistes », comme la décrivait ma consœur et actuelle co-présidente d’impressum, Caroline Gebhard, dans un portrait dans le quotidien de la Côte lors de sa retraite professionnelle en 2017, a servi inlassablement 17 présidents durant plus de 50 ans. Le mot «servi» est incorrect : la « vraie présidente des journalistes c’était elle », notait très judicieusement Patrick Morier-Genoud, l’un des 17, dans les témoignages recueillis pour l’honorer lors de sa retraite professionnelle.
En quelques mots, Gisèle aura connu 7 bureaux, 4 organisations, géré un fichier passant de 160 à plus de 700 membres. En dépit de la désorganisation coutumière des membres de la profession, des restructurations multiples qui ont frappé ces dernières décennies la branche, elle a tenu le cap, vaille que vaille. Gisèle a incarné la résilience des journalistes qui durent et aiment leur métier. A la fois douce, ferme et rigoureuse, les mots me manquent pour définir celle qui fut la première à m’assister, lorsqu’en pleine tempête, je fus contraint par les circonstances à reprendre la présidence de la section cantonale, la seconde de Suisse par le nombre de ses membres.
Elue tour à tour membre d’honneur en 2015 d’impressum Vaud puis d’impressum lors d’une Assemblée générale à Versoix, Gisèle Bottarelli aimait l’informatique, le sport, le tennis qu’elle a pratiqué jusqu’à un accident, tout en admirant son chouchou Federer. Parmi ses engagements Gisèle Bottarelli a été un membre très actif de l’association de la Défense du français. Elle était intransigeante sur les fautes d’orthographes et de syntaxes. Cette Morgienne, engagée notamment dans la manifestation « Le Livre sur le quai » avait aussi un grand cœur et un sens de l’hospitalité. Elle a accueilli mon Comité à plusieurs reprises dans sa maison, en particulier dans sa piscine si rafraichissante avec son mari aujourd’hui décédé, Jacques à l’humour corrosif.
Gisèle Bottarelli va beaucoup me manquer !
A ses trois filles et à toute sa famille j’adresse tous mes vœux de sympathie.
Edgar Bloch, ancien président d’impressum-Les journalistes suisses, Lausanne


