Pour éviter de nouvelles restructurations dans le domaine de la presse en Suisse romande, en tant que Secrétaire centrale d’impressum – Les journalistes suisses et ancienne secrétaire centrale désormais, j’ai évoqué la reconnaissance des droits voisins, la reconnaissance d’une rémunération des organismes d’IA pour l’utilisation d’articles dans les modèles d’entraînement, ainsi que les aides aux médias.
Droits voisins et rémunération d’organisme d’IA pour l’utilisation des articles vont mettre deux ans pour être traités par le Parlement. Aides aux médias : on voit que les aides cantonales n’empêchent pas les restructurations (exemple en cours à Fribourg à l’égard du Groupe Saint-Paul ou bien Vaud, avec la disparition de la Région). Une aide directe au niveau fédéral n’est pas pour tout de suite.
Une piste mériterait d’être discutée : la création d’un fonds commun destiné à éviter les restructurations et les licenciements dans la presse en Suisse romande, jusqu’à l’entrée en vigueur de mécanismes plus durables. Il serait alimenté par des contributions volontaires des éditeurs, des autorités, des fondations, du public et de tiers intéressés. Et il serait géré par les associations de la branche, représentantes des éditeurs et des journalistes, experts externes et indépendants, membres de la société civile.
Ce fonds pourrait être provisoire jusqu’à ce que des soutiens pérennes le remplacent, comme les droits voisins, une rémunération des opérateurs d’IA pour l’utilisation des articles, des aides fédérales et cantonales pérennes, ou la somme de tous ces soutiens.
Qu’en pensez-vous, éditeurs, journalistes, autorités, fondations, membres du public, tiers intéressés ? Commentez mon post.
Dominique Diserens, ancienne secrétaire centrale d’Impressum-Les Journalistes suisses, Lausanne


