En conclusion de leur rencontre à Ankara, les Etats de l’OTAN ont fait preuve de cohésion. Dans la déclaration finale, il est écrit que l’Europe et le Canada débourseront davantage pour la défense. Il est aussi prévu que des investissements massifs soient effectués dans l’industrie de l’armement et la modernisation des forces armées. Une aide militaire d’un volume de 140 milliards d’euros pour les deux prochaines années a enfin été évoquée pour l’Ukraine. L’Europe est en proie à la fièvre militariste, déplore le quotidien catholique milanais Avvenire :
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, en est l’incarnation. Il approuve ostensiblement lorsque Trump revendique de nouveaux bombardements de l’Iran. Il sourit de connivence quand le magnat s’en prend à l’Espagne, qui fait pourtant partie de l’Alliance. Et surtout, il parle avec une emphase presque puérile de contrats d’armement d’une valeur de plusieurs milliards de dollars. Il se pâme devant les projectiles de dernière génération, les drones, les frégates, les missiles. Mais à Ankara, Rutte n’est que la partie émergée de l’iceberg d’une sorte de fanatisme désormais difficile à contenir. Les dirigeants des institutions européennes ne se retiennent pas non plus. … Comme si l’on minimisait la gravité de la question et de la phase historique dans laquelle on se trouve.

