Malgré toutes les actions et la mobilisation, le Groupe Saint-Paul continue sa restructuration et a procédé aux premiers licenciements.
Une nouvelle manifestation a eu lieu à Fribourg. La veille, le Conseil d’administration du groupe a confirmé son plan de licencier 15 personnes dans les rédactions et le marketing.
L’année passée, déjà, le Messager avait été sacrifié. La société des rédacteurs et les syndicats dénoncent la suppression de 10 % des effectifs. La rigueur du plan de restructuration est «disproportionnée» par rapport à la santé financière de l’entreprise. En jeu non seulement le sort des licenciés, mais aussi «le démantèlement progressif de la presse régionale».
Pourquoi le Conseil d’État fribourgeois ne réagit-il pas ? Lui qui par des aides aux médias pourrait aider les journaux et faire surseoir les licenciements. C’est de sa responsabilité d’intervenir.
Dominique Diserens, ancienne secrétaire centrale d’Impressum-Les Journalistes suisses, Lausanne



Jusqu’à nouvel avis, l’Etat de Fribourg est surtout un actionnaire important de l’éditeur des journaux menacés par le groupe E interposé… On croyait que cette participation était une garantie de survie…