« L’État n’est, dans les faits, que forme de maffia!«
Ma muse, en me dictant ce vers, me stupéfia.
« Mais voyons! » répondis-je, « Et ce Droit qu’il émet
Ne fut-il pas créé pour montrer qu’il aimait
Pratiquer le service et donner l’harmonie?«
« Gros naïf! » me dit-elle, »Et cette zizanie
Et la peur qui lui sert à tuer le bon sens
Comme la bonne foi, ne sont-elles l’essence
De l’asservissement, cherchant à faire accroire
Que les richards tapis derrière l’appareil
De l’État et du « Droit », qu’eux-mêmes, sans pareil,
Lui sont aussi soumis? Comment pouvez-vous croire
Qu’après avoir fondé cette belle imposture
Que cultive avec soin votre magistrature,
Ils vont se suicider, avouant leur forfait
Qui leur apporte autant de matériels bienfaits?«
« Ne vois-tu pas aussi que par ce tour de force,
Ils font croire aux manants qu’ils sont leurs bienfaiteurs
Par création d’emplois qui ne sont que l’écorce
De l’arbre fournissant les rames des rameurs? »
« Quel remède appliquer », ai-je dit à ma muse,
« Permettant d’amener, sur Terre, la concorde? »
« Pose donc la question au chef d’Infoméduse!
Peut-être saura-t-il détruire ces discordes!… »
Pierre Santschi



