Plusieurs dizaines d’emplois menacés, comme un goût de rentrée sociale: GHI et Lausanne Cités, c’est bientôt fini. L’éditeur l’annonce dans son édition du 2 septembre.
En 2018 Jean-Marie Fleury exerçait son droit de préemption sur la moitié du capital détenue par le groupe zurichois Tamedia pour empêcher Christoph Blocher de s’emparer des deux journaux gratuits lémaniques qu’il a créés il y a 47 ans. Aujourd’hui il admet se rendre à l’évidence:
L’ère nouvelle née avec l’apparition d’internet à la fin des années nonante aura finalement eu notre peau et celle de beaucoup de journaux imprimés. Les quelques survivants ont des tirages de plus en plus faibles et ne sauraient perdurer bien longtemps.
La famille Fleury n’exclut pas une reprise de ses hebdomadaires mais l’espoir est ténu. Plusieurs fondations contactées ne seraient pas intéressées. Et l’on voit mal le bientôt nonagénaire Blocher revenir à la charge.
La disparition de deux journaux dont le tirage global est le plus fort de Suisse romande ne passera pas inaperçue non plus à Berne où ces titres sont imprimés sur la rotative du DZB, aux mains de Tamedia. C.



