S’il est une chose que l’affaire Epstein nous a apprise, c’est que partout ou presque la pédophilie est une maladie qui triomphe avec l’aide tacite, pour le moins, des milieux politiques officiels.
Les Epstein Papers, que l’on s’est empressé de soustraire au public, révèlent entre autres que les enlèvements d’enfants et d’adolescents pullulent. En France, par exemple, tout semble fait pour accumuler les dangers sur leur route. Ainsi, une mère explique que sa fille de 12 ans, qui doit prendre le bus pour se rendre à son collège, a tout à coup trouvé l’arrêt le plus proche supprimé sans raison explicable, ce qui l’oblige à parcourir à pied un long trajet sans trottoir, le long d’une route sombre, jusqu’à l’arrêt suivant. Quoi de plus facile, dès lors, pour la voiture d’une bande bien organisée, de s’arrêter quelques secondes, d’embarquer la gamine et, ni vu ni connu, de la diriger vers un aérodrome privé qui l’emmènera vers une destination qui fera son malheur. Cent autres exemples sont en mesure de confirmer ce témoignage. Quant à la justice, n’est-elle pas complice au plus haut degré en relâchant les violeurs et les assassins, libres de recommencer ?
Et que font les députés ? Rien. Est-ce indifférence au sort d’une gosse à qui l’on fera subir les tourments les plus abjects ? Pour la majorité d’entre eux, probablement pas. Il s’agit simplement pour ces gens coûteux et totalement inutiles de préserver leur siège, c’est-à-dire leur sinécure, qui, en France, leur rapporte au moins 9000 € par mois sans impôt, sans compter les cinq cartes de crédit ou de paiement qui leur échoient et qu’ils sont libres d’utiliser comme ils l’entendent, sans avoir à en rendre le moindre compte. Tout cela nous le savons de l’aveu d’un jeune député, trop béjaune encore pour tenir sa langue et trop ébloui par le privilège ainsi obtenu.
Oui, sachons-le, nos enfants, nos adolescents sont en danger parce que la caste démocrato-oligarchique mondiale s’est arrogée une puissance si insigne que non seulement ceux qui en auraient le pouvoir n’interviennent pas pour les empêcher de nuire, mais la léthargie qui enveloppe la population la rend inopérante, incapable de comprendre et, à l’image d’une mèche mouillée, rétive à la mise à feu. C’est ainsi que des parents honnêtes, préoccupés du bien-être de leurs enfants, mais privés de la capacité de voir clair, de s’indigner et d’entrer en rébellion, laissent, par un respect qu’ils croient encore devoir à un État qui est l’ennemi de son peuple, leur progéniture à l’abandon.
Comment donc imaginer que l’avenir soit jamais la promesse d’une aube ensoleillée et sereine ?
Michel Bugnon-Mordant, Arès


