Musée de l’Elysée, silence, on tourne.


C’était avant que la question d’un conflit d’intérêts à la tête du Musée de l’Elysée n’ait été soulevée dans “La Liberté” du 8 juillet 2011.

Sam Stroudzé s’était jusqu’alors répandu dans la presse au point de nous faire part – autour d’une entrêcote parisienne – du fait qu’en vacances il finit toujours par s’ennuyer.

Le nom exact de sa société (SSP Sam Stourdzé Production) et le contrat de location de « Fellini, la grande parade » signé entre le Musée de l’Elysée et la société de Sam Stourdzé n’avaient pas été encore nommés.  La question de la compatibilité entre la fonction de directeur à la fois de la fonction publique et de son entreprise privée, non plus.

Sam Stourdzé, invité  le 29 juin au TJ de 12 h45 – de la TSR – affirmait alors qu’il s’agissait de «la première grande exposition dans un musée consacrée à Fellini». Parallèlement,  le site du musée la présentait comme «la nouvelle exposition du Musée de l’Elysée». Aucune information à propos de la longue tournée de l’expo Fellini commencée en 2009 et dont Lausanne n’est qu’une étape. Les faits, ajourd’hui, répondent de manière criante à l’affirmation de Sam Stourdzé au TJ: publicité mensongère, aurait dit Catherine Wahli.

Au cours de notre premier entretien, Sam Stourdzé avait expliqué que l’absence d’informations sur le site à propos de  SSP Sam Stourdzé Production était due à son « arrogance de penser que le public ne s’intéresse pas aux coulissess de l’exposition, mais à l’exposition elle même ».

Depuis, la musique a changé. Sam Strourdzé affirme d’un côté qu’il est favorable à une presse qui fait son travail; de l’autre il refuse toute question posée à propos de sa société, barricadé derrière les réponses évasives de Michael Fiaux, le porte-parole du Département des affaires culturelles qui n’est pourtant pas le  délégué à la communication de SSP Sam Stourdzé Production mais un employé de la fonction publique. Enfin, Sam Stourdzé finit par se dire harcelé par les questions posées. Une manière bicéphale de penser la liberté de la presse.  C’est comprehensibible qu’il soit agacé:  les questions ne permettaient pas de se pavaner.

Du côté des autorités, le silence est pesant. Retranchée, Brigitte Waridel – cheffe du Service des affaires culturelles du canton de Vaud – n’a jamais concédé une seule réponse directe, un seul mot, à se sujet.  Enfin, la réponse d’Anne-Catherine Lyon. La Conseillère d’Etat délègue aussi sa non-entrée en matière à son porte-parole: pas de commentaire ni de réaction à l’article paru dans “La Liberté ». Les autorités, dans ce cas, semblent dire «circulez, il n’y a rien à voir», tandis que Sam Stourdzé, questionné sur son entreprise, ne trouve rien de mieux que répondre “silence, on tourne”.

Article paru dans “un ristretto

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