Tribune libre – « Dire qu’il y a de l’eau dans le gaz naturel de l’ADER est un euphémisme »


En Suisse toutes les associations se revendiquent de la législation helvétique, les articles 60 et suivants du Code Civil. Notre loi est simple, claire et peu contraignante. C’est une qualité appréciée.

Dès qu’il y a 3 Suisses, vous avez un club, une société, une institution, un groupe, organisé en la forme d’association. Il y a 30 ans, l’Association pour le Développement des Energies Renouvelables a démarré ainsi avec une équipe de vignerons et d’agriculteurs. Le président fondateur, un visionnaire, était Paul Girardet, député PAI, les ancêtres de l’UDC. Il a su tirer les bonnes ficelles et frapper aux bonnes portes. L’ADER était unique dans le canton de Vaud et en Suisse. Un esprit de pionnier animait ces indépendants. Ce ne fut pas un parcours sans faute.

La relève a été assurée dès les années 90 par Isabelle Marquart, une personne vraie, généreuse, déterminée et en harmonie avec la nature et les buts de l’ADER. Elle a donné tout son sens aux engagements bénévoles et volontaires des membres de l’association. Les assemblées générales remplissaient la salle des Vignerons au premier étage du Buffet de la Gare de Lausanne.

Isabelle a décidé de se retirer en préparant la relève. Jérôme Bouglé, un professionnel des questions écologiques, travaillant à la Ville d’Yverdon-les-Bains Citée de l’Energie, était un bon plan. Rapidement, Jérôme ne s’est pas senti appuyé dans ses ambitions de moderniser le fonctionnement de l’ADER. En effet, les temps héroïques des expériences bricolées étaient révolus mais les dinosaures qui portaient les projets restaient sur leur position. Jérôme a jeté l’éponge à l’AG 2015.

Karine Roch, Verte, élue au Conseil communal de la ville de Lausanne, membre de la commission permanente de gestion, est devenue la présidente de l’ADER en 2016 avec l’ambition de revitaliser l’association. Les résultats ne furent pas à la hauteur des promesses. En 2018, l’AG 2017 a dû être ajournée de septembre au 15 novembre, alors que statutairement elle doit se tenir en février. Le comité ne s’est pas réuni pour préparer cette AG. Il a annoncé sa démission en bloc. La présidente, elle, s’accroche à son poste. Dire qu’il y a de l’eau dans le gaz naturel de l’ADER est un euphémisme. Sachant que la Ville de Lausanne a subventionné cette association qui a également reçu des fonds de collectivités comme la Loterie romande, la transparence devrait être la règle.

Le 15 novembre 2018, pour l’AG 2017, l’ambiance était particulière. Un agent Sécuritas filtrait les gens à l’entrée. Du jamais vu dans une association de bénévoles. En ma qualité de membre représentant d’une association depuis 1996, en ouverture de l’assemblée, j’ai demandé la raison de cet accueil paramilitaire. La réponse fut: par crainte de troubles. J’ai demandé si l’assemblée présente souhaitait que cet agent de sécurité reste à son poste. Une vingtaine de personnes, sur les 24 membres actifs, ont souhaité la présence de l’agent. Visiblement la mentalité des Verts rejoint les préoccupations sécuritaires de l’UDC lors de réunions qui veulent changer le monde.

Narcisse Niclass, Nierlet-les-Bois, membre de l’Union de la presse francophone (UPF)

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