Nées d’un souffle artistique et d’une conscience écologique, mes méduses ont d’abord pris place Place des Nations à Genève, à l’occasion du Sommet international sur la réduction des plastiques. Aujourd’hui, elles poursuivent leur dérive poétique vers le Musée Naval d’Imperia, en Italie, comme portées par le courant d’une mer à la fois fragile et immensément vivante.
Entièrement conçues à partir de matériaux recyclés, ces créatures lumineuses transforment les traces du déchet en formes de grâce. Elles rappellent que ce que l’homme abandonne peut encore devenir beauté, et que l’art peut offrir une seconde respiration à la matière. À travers cette installation, j’invite à une contemplation attentive du monde marin. Les méduses, suspendues dans l’espace, semblent flotter entre rêve et alerte, entre émerveillement et urgence, rappelant la nécessité de préserver les océans, ce vaste patrimoine commun dont dépend notre avenir. Au Musée Naval d’Imperia, leur présence résonne comme un murmure venu des profondeurs : une invitation à regarder la mer autrement, avec respect, responsabilité et poésie.
Bertrand Cazenave, Puidoux


