Péter Magyar a nettement remporté les législatives en Hongrie : son parti de centre-droit proeuropéen, Tisza, a obtenu 138 sièges sur 199. Une majorité des deux tiers qui lui donne les coudées franches pour gouverner. Le Premier ministre sortant, Viktor Orbán, qui dirigeait la Hongrie depuis 2010 avec un autoritarisme croissant, a concédé la défaite de son parti, le Fidesz (extrême droite). La participation a été inhabituellement élevée : 79,5 pour cent. Le quotidien turinois La Stampa met en garde :
L’UE court maintenant le risque de croire que le danger serait écarté et que l’onde réactionnaire aurait perdu en amplitude. … Il va de soi que Bruxelles aura moins de mal à faire voter le 20e paquet de sanctions contre la Russie et à débloquer le crédit de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine sans ce cheval de Troie. Mais il sera essentiel d’engager des réformes en plus pour renforcer l’autonomie stratégique de l’UE. Depuis hier, les chefs d’Etat et de gouvernement ne peuvent plus avancer le prétexte du véto hongrois pour justifier leur inertie.

