
Au musée Atelier Audemars Piguet, ce n’est pas le lapin blanc d’Alice qui fait tourner les rouages! Heureusement, où irait le monde avec des horloges complètement folles ?
Mais il est vrai que, souvent, on ne dispose pas d’assez de temps. Et quand c’est le cas, malheureusement, certains ne savent pas quoi en faire? Si le commerce du temps pouvait exister, peut-être que la problématique des ressources énergétiques serait différente?
En tout cas, notre société n’en est pas là et de loin. En général, il faut vite faire… vite voir… vite… vite de plus en plus vite. En quelques secondes, ce sont des échanges financiers phénoménaux qui transitent d’un porte-monnaie à l’autre.
Et le fameux quart d’heure vaudois?
Sans anticiper l’évolution de la physique quantique et la question de savoir si on sera capable de transférer des kilos d’or de manière invisible ou de les dédoubler… en un milliardième de seconde, l’Europe butte sur la simple problématique de l’heure d’été. Faut-il maintenir ce procédé ? Et si oui, quid du changement d’heure bisannuel? Heure d’été ou heure d’hiver, la question se pose deux fois par année…
La solution ne résiderait-elle pas dans une heure annuelle immuable, que l’on peut fixer à 30 minutes entre l’heure d’été et celle de l’hiver? Ainsi fini les tracas du changement d’heure !
Ajoutez à cela le fameux quart d’heure vaudois et on tombe sur une notion précise du temps qui s’adapte tout aussi bien aux saisons. Il suffit de soustraire le quart d’heure vaudois de cette nouvelle heure intermédiaire et l’on se situe à 15 minutes de l’heure d’été. En ajoutant le fameux quart d’heure, on se retrouve aussi à 15 minutes de l’heure d’hiver.
Le musée Atelier Audemars Piguet a déjà commencé à plancher sur cette montre comportant une tolérance vaudoise… Un futur bijou de technologie, en vérité.
Le temps souple que tout le monde recherche bientôt à portée de main?
Ainsi trouvera-t-on le temps de s’attaquer à des problèmes plus cruciaux?
José Gaggio

