Après avoir passé une dizaine de jours dans le cosmos, l’équipage de la mission Artemis-2 est rentré sain et sauf sur Terre. La mission a été qualifiée de spectaculaire et d’historique par de nombreuses personnalités politiques, scientifiques et par le public. Les astronautes insistent souvent sur la fragilité de la Terre et l’importance de la solidarité humaine, ce qui fait réagir le quotidien allemand taz :
Ce qui est ironique, c’est que nous avons du mal à mettre ces injonctions coûteuses à exécution. … Peut-être parce que lorsqu’on est dans l’espace, on peut certes apercevoir le pont du Golden Gate [de San Francisco], mais on aura plus de mal à discerner les enfants qui meurent de faim au Soudan ou les écoles détruites à Gaza. Tout comme de nombreux autres pays industrialisés, l’Allemagne a de nouveau réussi à ne pas investir les sommes promises dans l’aide au développement. Dans le même temps, on coupe dans les budgets dédiés à l’environnement et on tourne le dos aux régions en guerre et aux crises humanitaires. Selon [l’organisation humanitaire] Oxfam, 30 milliards de dollars seraient nécessaires par an pour éradiquer la faim sur Terre. Or nous préférons les injecter dans l’espace dans l’espoir de mieux comprendre le monde d’en haut.

