Force de Vie (36) – Joies de la Nature

Quelle tristesse que le monde des conflits ! Heureusement qu’il nous reste la nature pour se réjouir mais, là aussi, les Cassandre nous assènent les mauvaises nouvelles de 2/2.5 degrés de plus à craindre sur les décennies à venir. Sans compter les records de température, qu’ils soient vrais ou trafiqués mois par mois, et qui nous sont rabâchés avec condescendance par les experts du climat. On peut attendre l’exception des Saints de glace du mois de mai 2026.

La nature, ce n’est pas seulement la beauté de l’assemblage qu’elle représente, puisque l’on a le privilège d’en faire partie en tant qu’êtres humains ! Ce sont les quatre éléments qui la composent : la terre pour notre ancrage, le feu pour l’énergie dont le Soleil est le générateur principal, l’eau qui nous compose à 70% et assure la fluidité et l’air qui nourrit notre liberté. Le minéral, le végétal, l’animal et l’humain et aussi les quatre saisons si belles en musique…

« Allez respirer le bon air de la montagne ! »

Le grand cycle de l’eau n’est qu’un des nombreux exemples de périodicité et transformation de la vie de la nature : animé par le feu et sa chaleur, transporté par l’air et traversant la terre pour la nourrir. L’eau, c’est aussi la matrice maternelle qui berce l’être humain pendant neuf mois, l’élément qui contribue du lavage quotidien utilitaire ou lénifiant, le bain ou breuvage sacré qui relie à la divinité que ce soit dans le Gange ou l’eau de Lourdes, selon les rites.

« Allez respirer le bon air de la montagne ! » Une formule ancrée dans l’imaginaire collectif, pourtant tellement réelle quand on pense à tous ceux que l’on a envoyés dans les hauteurs se refaire une santé qu’elle soit physique, psychologique, ou même spirituelle. Corps, âme et esprit s’y retrouvent en harmonie avec la nature et se connectent tous trois entre la terre qui retient et le ciel qui aspire ! Des montagnes sacrées, il y en a nombreuses sur notre planète.

La crainte du cataclysme

A ce propos, il y aussi la tempête qui secoue les mers, les orages qui grondent dans les hauteurs et tout ce que l’homme associe à la colère des dieux et qui nous renvoie à ce très bel air de Verdi dans son Requiem : Dies Irae ! Chaque religion a son lot de métaphores liées à l’évolution de la nature humaine : l’Armageddon désigne, dans la tradition chrétienne, le lieu symbolique de la bataille finale entre les forces du Bien et du Mal, la fin du monde !

Et, quelque part dans cette culpabilité liée au climat, n’y-a-t-il pas la crainte du cataclysme ? Pourquoi l’homme poursuit-il la destruction de son habitat, ce bien commun que l’on devrait ménager au mieux ? Gaïa, notre terre, n’est-elle pas raison d’exclamation sur la beauté et les joies de la nature ? Les milliards de touristes qui sillonnent ses routes de toutes sortes ne le font-ils pas pour admirer et rendre hommage à ce merveilleux assemblage que l’on foule ?

L’arbre, cet allié de l’être vivant qui assure, par sa photosynthèse, la production de glucides nécessaires à notre vie, en partageant sa tâche avec l’air (dont il nous débarrasse du gaz carbonique), l’eau et le feu (solaire), bien ancré en terre. Quelle merveille que ce ramage qui abrite le gazouillis des oiseaux, nous protège des rayons parfois trop forts du soleil et surtout nous donne ces fruits qui nourrissent nos bons appétits ou ces fleurs qui ornent nos tables !

Providence, amour et souffle

Poétes, compositeurs et grands chefs ont, tous, loué, chacun dans sa forme créative, la joie qui les anime au contact de la nature, animée par le feu, la lumière et la chaleur du soleil. Le silence et la sérénité que l’on y trouve s’ajoutent à la sollicitude de l’oïkos, la maison, origine des mots écologie, sa science, et économie, sa marche. Heureusement qu’il y a providence, amour et souffle pour nous rassurer que nous pouvons poursuivre notre route sur cette terre.

Emerveillement pour les joies de la nature, que certains ont voulu chanter tel le cantique des créatures de François d’Assise qui associe l’homme et son habitat, dans sa louange à la vie ! Ne parle-t-on pas d’une seule et même loi universelle qu’est la « loi naturelle » qui complète les lois de la nature (physique, biologie, etc.) avec une boussole interne, morale et éthique ? La joie ne peut être totale que si la loi est inscrite tant dans la raison que dans le sentiment !

©Martin de Waziers

Nature et beauté, association de rêve ©MW

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