Ce que nous dénoncions dès l’automne 2025, tout le monde le hurle aujourd’hui. Fin 2025, pendant que la plupart des médias sportifs regardaient ailleurs, infoméduse.ch publiait une enquête explosive en trois volets sur les dérives de l’AFA et la protection systémique apportée par Gianni Infantino à Claudio « Chiqui » Tapia.
Volet 1 (29 novembre 2025) : « Le pays de Maradona a définitivement perdu la boule » (conflits politiques, espaldazo d’Estudiantes, premiers soupçons Sur Finanzas)
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Volet 2 (10 décembre 2025) : « Scandale dans le football argentin : perquisitions massives, soupçons de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale à grande échelle »
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Volet 3 (23 décembre 2025) : « La quadrature du cercle géopolitique du football argentin »
(analyse des protections FIFA, rôle de Milei/Verón/Infantino)
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Alors que la justice argentine menait une trentaine de perquisitions simultanément dans les locaux de la fédération à Buenos Aires et au centre technique d’Ezeiza, le président de la FIFA Gianni Infantino choisissait ostensiblement de couvrir le président argentin, Claudio « Chiqui » Tapia. En le félicitant publiquement, en le nommant à des commissions prestigieuses et en s’affichant fièrement à ses côtés. Ce soutien inconditionnel répondait-il à une stratégie claire, un calcul cynique? Infantino espérait-il qu’une nouvelle victoire de l’Argentine en Coupe du monde 2026 permettrait de faire taire les scandales, que le peuple argentin et Javier Milei passeraient l’éponge, et que tout finirait par se tasser?

Prochainement, nous développerons le résumé de ces dérives systémiques depuis dix ans et jusqu’à la Coupe du monde 2026 qui s’achève dans dix jours. Le football mondial est gangrené par l’argent, le pouvoir et l’hypocrisie.
L’AFA est un cas d’école caricatural. Infantino incarne certes parfaitement le dirigeant moderne : excellent commercial, moins bon gardien de l’éthique. Le vrai problème de fond reste structurel : les présidents de fédérations (souvent eux-mêmes corrompus) élisent le patron de la FIFA.
Le problème est que tant que n’existera pas une gouvernance indépendante avec vraie transparence financière et limites de mandats strictes, ce système continuera à dériver.
Dix ans de casseroles et d’opacité
Arrivé au pouvoir en 2016 après le scandale du « FIFA-Gate » en promettant de nettoyer l’institution, Gianni Infantino a en réalité méthodiquement privatisé et politisé le football mondial. Son bilan décennal compile des dérives éthiques sans précédent:
– Destruction des contre-pouvoirs : purge des comités d’éthique indépendants de la FIFA pour neutraliser toute contestation interne.
– Complaisance géopolitique : instrumentalisation du sport pour blanchir l’image de régimes autoritaires, attribution contestée de la Coupe du monde à l’Arabie saoudite.
– Enquêtes pénales : des années de procédures et d’auditions par la justice suisse concernant des réunions secrètes et informelles avec l’ancien procureur général Michael Lauber.
– Mercantilisme outrancier : course effrénée au profit (12 milliards de dollars projetés pour l’été 2026), matérialisée par l’élargissement absurde des compétitions au détriment de la santé des joueurs.
L’affaire Michel Platini constitue l’un des épisodes les plus explosifs de l’ère Infantino. Beaucoup, dans les coulisses du football international, ont soupçonné des actions en coulisse pour écarter celui qui apparaissait alors comme un candidat majeur à la présidence de la FIFA.
Ces soupçons, longtemps cantonnés aux cercles dirigeants du football, ont pris une nouvelle dimension avec la plainte déposée par Michel Platini contre Gianni Infantino, visant notamment des faits allégués de trafic d’influence et de dénonciation calomnieuse. L’ancien président de l’UEFA estime que des manœuvres auraient contribué à bloquer son accession à la tête de la FIFA.
Dix ans après les événements de 2015, cette bataille judiciaire ravive une question centrale : la chute de Platini fut-elle uniquement la conséquence d’une affaire juridique, ou également le résultat d’une lutte de pouvoir au sommet du football mondial ? Platini a été blanchi depuis.
Coupe du monde 2026 : dérapage et sortie de route
La Coupe du monde 2026 en Amérique du Nord devait être le chef-d’œuvre d’Infantino. Elle pourrait se transformer en son tombeau politique en raison de heurts frontaux avec les statuts de neutralité de la FIFA :
– Le scandale Balogun : Infantino a cédé à une ingérence politique directe en annulant la suspension du joueur américain Folarin Balogun après une intervention pressante de la Maison-Blanche.
– L’indignation européenne et mondiale : ce passe-droit a provoqué la fureur de l’UEFA et déclenché une rébellion institutionnelle. 72 eurodéputés issus de 27 pays, appuyés par plusieurs fédérations comme la Norvège, exigent désormais une enquête officielle sur des manquements éthiques.
– Lâché par ses soutiens? Alors que la Fédération anglaise (FA) et les grandes nations européennes s’apprêtaient à soutenir discrètement la réélection d’Infantino pour 2027, ce « troc d’influence » et la création opportuniste d’un « Prix de la paix » sur mesure ont brisé l’alliance. Lâché de toutes parts, la place d’Infantino à la tête de la FIFA est désormais intenable.
L’ignominie du selfie sur le cercueil de Pelé
Gianni Infantino s’est longtemps pris pour le roi du monde, planant au-dessus des lois, des États et du bon sens éthique. Ce geste s’est particulièrement illustré par le selfie qu’il a pris devant le cercueil de Pelé, un moment qui en dit long sur son ego hypertrophié.
Le Roi est nu
Isolé, visé par les parlements européens, contesté par le monde du football, le système Infantino semble s’effondrer. Une question cruciale brûle désormais toutes les lèvres : où ce dirigeant doté d’un ego si hypertrophié, habitué au luxe des salons présidentiels et aux pouvoirs quasi régaliens, pourra-t-il bien rebondir ?


