«Un taux de croissance minimum de 3% doit être atteint», a réclamé Nicolas Brunschwig, président de la Fédération des Entreprises Romandes Genève (FER Genève), lors de l’assemblée générale tenue ce mardi 10 mai 2011. Il s’oppose résolument aux partisans d’un frein au développement.
Nicolas Brunschwig, a, au contraire, insisté sur l’importance de la croissance, laquelle doit s’opérer de manière responsable en privilégiant les aspects qualitatifs. Trois éléments l’inquiètent cependant : l’immobilier, les infrastructures de transport et la sécurité. Sur ce plan, les préoccupations de l’économie rejoignent celles des citoyens, a précisé le président de la FER.
Nicolas Brunschwig réclame une vision stratégique dans ces trois domaines sensibles. Il faut «des planifications à long terme, mais aussi des réponses pragmatiques et rapides». Il s’est dit inquiet de la politique de la Ville de Genève, avec «son obstination à vouloir fermer des rues à la circulation, sans aucune vision globale».
Le président a rappelé que la prise en compte des éléments environnementaux et du développement durable «est une réalité pour les entreprises». Il s’agit d’ailleurs «d’un des défis primordiaux des sociétés industrialisées». Parallèlement, Nicolas Brunschwig soutient que «chaque entrepreneur doit agir avec éthique, tout en étant convaincu de son utilité dans la collectivité. Il doit aussi défendre notre économie de marché, bien souvent attaquée à tort, alors même qu’il n’existe aucun autre système envisageable».
“Seul un taux de croissance de 3% au moins permettra le financement du train de vie publique, la croissance moyenne annuelle des dépenses publiques communales et cantonales s’élevant à 3,65% ces dix dernières années», selon le président de la FER.