PAR CHRISTIAN CAMPICHE
Les politiciens n’osent plus sortir de chez eux. Ils reçoivent des menaces de mort et ne comprennent pas ce qu’il leur arrive. Un sondage paru dans les quotidiens du groupe suisse Tamedia révèlerait une violence latente. Signe d’un fossé croissant entre les élus et la population? Les journaux n’expliquent rien, ils ne consultent pas des psychologues ou des sociologues susceptibles de donner ne serait-ce qu’une ébauche de réponse à ce phénomène inquiétant. Ce manque de curiosité de la part de celles et ceux qui contrôlent l’information est incompréhensible.
Posons-nous donc des questions à leur place. Plusieurs politiciens sondés affirment que la situation a dégénéré depuis 2020. Les citoyens auraient-ils pris le temps de réfléchir pendant les longues semaines du confinement? Leur jugement quant au système qui les régit aurait-il mûri? Dans le fond, peuvent se dire un nombre important de personnes, ces politiciens, à quoi servent-ils? Ils n’ont pas levé le petit doigt pour s’interroger sur le bien-fondé des mesures liberticides adoptées au début de la crise. Ils ont voté les yeux fermés des milliards pour soutenir certains ténors de la bourse, laissant dépérir d’autres secteurs proches du petit peuple, comme la paysannerie et la restauration. Nombre de psychiatres vous diront qu’ils n’ont jamais eu autant de patients, la dépression touche toujours plus de personnes, énormément parmi la jeune génération.
On peut regretter également que les analystes négligent les pistes pour sortir de l’ornière. Car, enfin, nous voilà à deux mois des élections fédérales qui aboutiront à une recomposition, si ce n’est pas à un chamboulement – on peut toujours rêver – des forces politiques. Quelle incidence la défiance envers les institutions politiques entraîne-t-elle sur la gouvernance du pays, déjà mise à mal par les tendances centrifuges qui affaiblissent le consensus sur les grandes options nationales telle que la neutralité?
Tout aussi problématique est la tendance qu’ont les médias à nourrir l’information à partir d’éléments non scientifiques. La culture du « chat » sur réseau social, sans doute. « L’enquête n’est pas un sondage représentatif », avoue la cellule journalistique chargée de la réaliser. La même source n’en relativise pas pour autant les résultats, présentés sur deux pleines pages du journal afin d’en accentuer l’impact. Un manque de rigueur qui se vérifie dans l’édition du même jour des titres en question à propos de la présence du président de la Confédération, fumant et buvant sur une love-mobile, à la Street Parade de Zurich. Un « sondage non représentatif » indique que huit lecteurs sur dix approuveraient l’attitude.
Jeudi 17 août 2023, les paysans suisses se réuniront sur la Place fédérale à Berne. Ils entendent protester contre les groupes de la grande distribution qui bradent leurs produits. M. Berset brandira-t-il la fourche en salopette de cuir et chemise Edelweiss pour les soutenir? Tant qu’à faire, on l’encourage à le faire. Les sondages lui donneront raison. Qu’ils soient représentatifs ou pas.
BRAVISSIMO !
Monsieur Berset démissionne avant de se faire couper la tête.
La médecine est morte, car il n’y a plus de prise en charge des patients.
Le corollaire est la non-politique covid qui a mis bien des entreprises en faillite.
Certes un changement s’impose.
Docteur Yves Ecoffey.
Excellente analyse, et devant ce qui attend les candidat/e/s aux élections de cet automne, devant ce qui nous attend de leur part, et dans la ligne de ma proposition d’aller au delà du « déni béni », une réflexion en alexandrins:
Comment évoluer sous cet être immature
Qu’est l’État dirigé par d’autres immatures
Qui méprisent l’humain, l’esprit et la nature?
Élisons des gens qui pratiquent la droiture!
les gens qui pratiquent la droiture seront difficiles à trouver!
On peut rêver
On ne peut que saluer la qualité et la justesse de cette brillante analyse .