Alors que le cinéma nous dévoile une nouvelle version de l’épopée De Gaulle, retentit en moi l’écho assourdissant des deux grandes guerres du 20ème s. ! La 1ère a été marqué par le Père la Victoire, Clémenceau, qui a grandement contribué à l’armistice 1918 alors qu’il disait : les cimetières sont pleins de gens irremplaçables qui ont tous été remplacés ! La 2nde garde le sceau du Grand Charles, son incroyable ténacité et son amour démesuré pour la France !
On n’est vaincu que lorsque l’on s’avoue vaincu, dit-il avec ce leadership tellement puissant. Le 1er épisode est intitulé ‘âge de fer’ car Charles de Gaulle voulait emmener la patrie à son ‘âge d’or’. Rabroué, condamné à mort par Pétain, mais droit dans ses bottes, il dit : la France ne capitule pas ; l’on doit à son opiniâtreté le retour de la France Libre et résistante à Hitler ! On lui devra aussi cette arme censée appeler à une paix durable : la dissuasion nucléaire.
La résilience d’un peuple
Tout cela repose sur des valeurs fortes, cependant forgées dans l’amour de la patrie. Citons l’honneur d’un pays déshonoré par un gouvernement accusé de collaboration avec l’ennemi. Mais il faut aussi voir l’audace du leader et la résilience d’un peuple : par la grâce de Dieu, tenez bon ! Faites qu’ils ne se rendent pas, avait-il ajouté! Face aux épreuves de la vie et, malgré la fatigue, crise ou tempête, il faut user de patience, persévérance, sans compromis.
Horreur de la guerre où l’Alsace-Lorraine fut tronqué du pays en 1871 et des WW1/WW2, il fallait retrouver la paix avec l’Allemagne, une valeur fondamentale de l’humanité qui verra son fondement dans la CECA puis la CEE élargie jusqu’à l’Europe des 27. Assis sur le bord de Seine, entre les 2 épisodes, et face à la copie de la statue de la Liberté, je comprends le titre du 2nd ‘j’écris ton nom’ : cela vient du célèbre poème ‘Liberté’ écrit par Eluard en 1942.
L’ombre de C.-G. Jung
Pace e bene, prononçait volontiers François d’Assise en guise de salutation : paix et bien ! Paix, amour et joie sous-jacents d’une philosophie qui appelle sobriété, fraternité, écologie ; tous ces mots ont laissé la trace indélébile d’un autre leader incontesté. Le mouvement de la marche, 2 par 2, appelle à l’aumône avec le sourire, crée la fraternité du 1er ordre mendiant, les frères mineurs, rapidement doublé de son égal féminin, les clarisses, le tout franciscain !
Une autre inspiration m’est venue de ‘La Bataille De Gaulle’ ! On a tous un frère, une sœur, en danger de mort et l’ennemi n’est noyé que par plein de petits actes anonymes, sans nom. Notre premier ennemi, nous le connaissons trop bien car il n’est pas guerrier, c’est l’ombre que nous a décrit C.-G. Jung en parlant de la partie cachée de notre être, celle avec laquelle il nous faut faire la paix, la paix intérieure, celle qui nous garantit silence, sérénité, douceur !
Au-delà de notre être, le fondement de la vie se trouve dans la famille,pilier de société, qui nous inculque les premiers rudiments de la vie. S’ensuivent les amis, en particulier étudiants comme nous, et la solidarité que l’on voit dans la manifestation patriotique du 11/11/40 qui répondait à l’appel du 18/6/40. Tout cela a été entraîné par des êtres clés aux valeurs bien ancrées, tout particulièrement Charles de Gaulle, Leclerc de Hauteclocque et Jean Moulin.
La peur pour diviser et mieux régner
C’est la guerre ! Depuis la COVID jusqu’à l’offensive russe en Ukraine, nos dirigeants n’ont cesse de prononcer ces quelques mots belliqueux. S’il est vrai que c’est par la peur que l’on tient son peuple et l’asservit à volonté, c’est aussi par ce stratagème que l’on va diviser pour mieux régner. Inversement, cela peut créer la solidarité de la résistance au cataclysme que l’on prononce ou vit. C’est ainsi que l’on découvre la puissance de l’amour comme antidote !
Désenchantée fin 20ème, désorientée en ce début 21ème, la civilisation a besoin de hauteur, d’élévation, d’inspiration… d’esprit ? Alors, ne faut-il pas restaurer des valeurs solides dont l’amour peut être le pinacle. Naïf, me dira-t-on, mais pourquoi tous les grands maîtres qui sont passés sur cette terre l’ont-ils tous prôné ? N’est-il pas temps de rêver à nouveau et de nous orienter alors vers la civilisation de l’amour ? Encore faut-il de bons leaders valeureux !
* Entrepreneur, expert en relation humaine à Bruxelles, Gruyères et Paris.



