Tribune libre – Stress et Covid


Un an de vie perdue que nous avons essayé de gagner sur la mort mais qui n’empêche pas la faux de rôder comme elle l’a toujours fait de toute humanité ! 12 mois d’incertitude, d’aller-retour, de règles dispersées, de media anxiogènes et de politiques qui croient bien faire ! Economie massacrée, inégalité explosée, quelques maîtres du monde sur leurs trônes…

Ils nous concoctent le Great Reset alors que la transition d’ère a elle commencé voilà 50 ans quand quelques sages posaient l’écologie, science du bien commun, et que personne ne les écoutait. Mais l’appât du gain a tué un système juste et respectueux de l’être, de l’autre et de l’alentour dont Gaïa. Nous pouvons encore réagir car l’antidote de la peur, c’est l’amour !

Non pas de bisounours à l’horizon mais la volonté de répandre cette force qui nous unit tous. Assez cassé de jouets : Gaïa s’est rebiffé et nous a étouffé en retour de ce qu’elle a subi sur 50 années pénibles. Si le stress est synonyme de productivité jusqu’à un certain point, il est synonyme de dépression, devenu même délétère et plonge la population vers son abîme.

Nous ne sommes que des gamins qui avons poussé la machine à bout. Le problème est que si nous étions stressés par l’avidité, les allocations à gogo, l’empressement à tire-larigot, les ressorts sont fatigués, les amortisseurs écrasés et le moteur éreinté ! Que ce soit éco, socio ou psycho, nous risquons d’être réduits à l’état de zombie tel le personnage de Giacometti.

Nous devons réagir et vite afin de réduire ce stress ambiant, voir les travaux d’Hans Selye et Henri Laborit : l’effondrement est délétère, la fuite est pernicieuse et le combat reste la seule solution avec un espoir d’un monde meilleur. Ne pas mourir, ne pas courir mais faire face à la situation, avec un état d’esprit positif, optimiste, simple, ouvert et orienté vers le progrès.

Autant dire que ce n’est pas en suivant les media ou les politiques que l’on peut réguler notre stress car ils encouragent la peur et la solitude ; inversement, le combat n’est pas obligé de se traduire en révolte ou même en révolution. Il faut donc retrouver sa propre intégrité, sa responsabilité intime, son autonomie sacrée et de l a reconnaissance, si ce n’est personnelle.

Esclavage et muselage sous prétexte de respecter l’autre, la culpabilité de mise dans un monde qui reste bien judéo-chrétien, malgré toutes les pressions qui nous obligent à ne pas dire ce qui est inscrit dans notre culture. Nous en avons vécu des guerres, des défis, et des oppressions mais cette dernière situation est inimaginable : doit-on accepter le stress induit ?

Alors, porter le masque n’est pas une question de respect de l’autre mais une référence à la peur que peut représenter le virus et ses conséquences. Même si je ne suis pas vulnérable, j’ose dénoncer toute personne qui sort des règles… Je crains, j’ai peur et pourtant, on nous a répété l’inverse des milliers de fois depuis tout jeune : n’ayez pas peur, ne craignez pas !

Non, nous ne sommes pas en guerre. Les bactéries, les virus sont partie intégrante de notre vie, tous les jours ; ce ne sont pas eux qui nous ont attaqués mais cet acharnement de nos politiques à vouloir se protéger de leur stress de perdre leur siège. A noter que cela est fait au détriment du citoyen lambda qui gère son stress, derrière son PC, forcé au télétravail.

Alors, osons appeler un chat un chat, le stress de la période actuelle est directement lié au pouvoir des politiques qui n’ont cesse de nous affliger de nouvelles peines, sans vergogne aucune, de nouveaux châtiments, sans complexe pour autant ! Facile de se mettre derrière le fanion de la guerre plutôt de que prôner des valeurs chères : liberté, égalité, fraternité !

La relation humaine est reconnue comme le vecteur principal du bonheur (voir l’étude sur 80 ans faite par Harvard). Quand va-t-on rétablir cette dimension fondamentale à l’homme ? Et, si nous reconnaissions le citoyen comme responsable et autonome, nous aurions déjà fait un grand pas vers la fraternité universelle. Redonnons à chaque être humain sa liberté d’être !

©Martin de Waziers

Dessin de Stephff

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