Ayant compris enfinQu’il était faitAussi bienPour les joiesQue pour les chagrins Dans une ferveurRenouveléeL’être se dépouilleDe ses craintesEt de ses chaînesPour poursuivreSon chemin Sans s’étonnerDes discours des unsNi du silence des autresPas plus que la roseNe se laisse surprendrePar la rosée du matin Maria Zaki (Poème inédit, 2020) Photo Karen: Provence
Maria Zaki
Maria Zaki est une poétesse marocaine d'expression française. Découverte en 1992 par l'écrivain marocain Abdelkébir Khatibi, elle a publié ses premiers poèmes auprès de lui dans la revue Poésie 94, éd. Pierre Seghers à Paris. Docteur d'État es-Sciences, après avoir enseigné à l'Université au Maroc, elle occupe le poste de directrice de recherche et de développement dans le Doubs-voisin de la Suisse où elle réside depuis 2002. Parallèlement, elle se consacre à l'écriture de poèmes, de nouvelles, de romans et de théâtre. Elle est membre de P.E.N. Club International (poètes, essayistes, nouvellistes) et de son Women Writers Committee, de l'Association vaudoise des écrivains et de la Société des écrivains des Nations Unies à Genève. Elle a la double nationalité marocaine et belge. Ses sujets de prédilection sont : le statut de la femme dans les pays arabes, le silence, la quête spirituelle, l'altérité et l'aimance. Avec le poète suisse Jacques Herman, elle propose un genre de poésie novateur dont on ne connaît pas d’équivalent dans la poésie contemporaine que les deux poètes nomment : Poésie entrecroisée. Le concept est initié en 2013 par leur premier recueil commun "Et un ciel dans un pétale de rose, Poèmes entrecroisés", puis il évolue vers un tissage de leurs vers respectifs pour donner les recueils de poèmes communs "Risées de sable" en 2015, "Un tout autre versant" en 2016 et "Hormis le silence" en 2017. Dans ces œuvres, les typographies romaine et italique sont adoptées pour distinguer les vers de chacun des deux poètes. Lauréate de : -Prix Gros Sel du Public du roman à Bruxelles en 2009. -Prix Naji Naaman de Créativité à Beyrouth en 2013. -Prix des écrivains valaisans en Suisse en 2013. -Prix de Poésie 2015 du Bureau Culturel de l'Ambassade d'Égypte à Paris (Festival de la Diversité Culturelle-UNESCO). Pour voir sa bibliographie complète : https://fr.wikipedia.org/wiki/Maria_Zaki
Dans une ferveur renouvelée
sur 19 septembre 2020 in Poésie - Maria Zaki Commentaires fermés sur Dans une ferveur renouvelée
De bonne heure
sur 8 août 2020 in Poésie - Maria Zaki Commentaires fermés sur De bonne heure
Les chardons et les épinesDes champs sauvagesA la recherche de la gloireVaine et des honneursNourris par des visagesFaux et trompeursNe cessent de se pavanerDevant le poète étrangerFiers et arrogantsMais surtout ignorantQue les plantationsLui ont offert leurs fruitsDe bonne heureEt les jardins leurs fleursMaria Zaki (Poème inédit, 2020) Photo CdT, champ de coquelicots, 2020.
Au sein du jeu du monde
sur 20 juin 2020 in Poésie - Maria Zaki Commentaires fermés sur Au sein du jeu du monde
Des faisceaux de penséesTroubles et confusesTraversaient l’espritQue des doutes exacerbésPar l’image du mondeAvaient déjà assailli Dans le terreau fertileDe la crainte et de la peurLa raison basculeEt des idées absurdesPoussent commeDes plantes ensauvagées Des personnes touchéesDans leur site le plus secretPeinent à témoignerAprès tant de désordreDe perte de repèresEt l’impression pénibleD’avoir perdu pied Et pourtant
Insomnie
sur 29 mars 2020 in Poésie - Maria Zaki Commentaires fermés sur Insomnie
Au fond d’une nuitSans sommeilPrends ton rêve Indicible à partiDans un coin De la chambreEt raconte-lui ta vie Puis ferme-lui Les yeux doucementSur l’abat-jourOu sur la lampeAu plafondEt n’oublie pasDe lui compterLes moutons Maria Zaki Illustration: Rue de la Grotte, Lausanne. Photo infoméduse 2019.
Chant paradoxal
sur 1 février 2020 in Poésie - Maria Zaki Commentaires fermés sur Chant paradoxal
De mon chant paradoxal Dis-moi que tu saisLa sincérité Souviens-toiDe mes fêtes follesSitôt suivies De mes plus grandesGravités Dis-moi que tu reconnais Mes rêves de liberté Celui de m’attacher Aux nuagesTrop souventEt celui de faireDe longs voyagesDans les caravanesDu vent Maria Zaki Photo DR: Csíkszépvíz, Pays sicule en Transylvanie (Roumanie)
Dédale de l’altérité
sur 20 janvier 2020 in Poésie - Maria Zaki Commentaires fermés sur Dédale de l’altérité
Entre les chemins ClandestinsDérobés au passéDont le cœur Tient peu de compteAujourd’hui Et le corps Ne sachant rienDe l’avenirNi du nouveau sens Qu’il fera écloreLui-même demain L’écho assourdissantDe la moindre disparitéNous environneUn rien résonneDans le dédale de l’altérité Maria Zaki Photo le Médusé: Ostia Antica, mai 2019
L’appel du large
sur 13 décembre 2019 in Poésie - Maria Zaki Commentaires fermés sur L’appel du large
Tu attends Que le dernierRayon de soleilSe couche Que l’océan répandeSous tes yeux sa vieDans la fosse noireDes cieux L’appel du largeRésonne très fortDans ta têteNi l’ascension des sommetsNi la traversée des désertsNe le remplacentDans tes désirs d’ailleurs Maria Zaki Illustration: Kakis, Denise Campiche, 2019
Que l’on soit mendiant ou roi!
sur 16 octobre 2019 in Poésie - Maria Zaki Commentaires fermés sur Que l’on soit mendiant ou roi!
C’est un jour Ou un soir Hors du tempsEt nul espoir C’est un départHors espaceEt nul retard C’est un tempsQui accueille le néantComme il se doit C’est un endroitQue l’on ne rejointQu’une foisA petits pasOu en courantQue l’on soitMendiant ou roi ! Maria ZakiImage: Encre de Chine pour planche de BD de José Roosevelt
L’océan de mon sang
sur 30 août 2019 in Arts & Culture, Poésie - Maria Zaki Commentaires fermés sur L’océan de mon sang
L’océan de mon sang Avide de naufragés Fouette mes vaisseaux A contrecourant Et menace de transgresser Mes artères J’espère qu’il Ne rompra pas L’ultime refuge De ma ferveur Une belle promesse Accordée par la vie Y est lisible Mais comme tout ceci Est fragile ! Maria Zaki Illustration: Andrea Dora Wolfskämpf
À la fidèle solitude
sur 31 juillet 2019 in Poésie - Maria Zaki Commentaires fermés sur À la fidèle solitude
Toi qui as douté T’es révolté Et voulu remonter Le cours du temps En quête de compagnie Rassure ton cœur Là où disparaît Un compère L’esprit s’active Et les mains suivent De lettre en lettre De mot en mot Confiés aux pages Et à la fidèle solitude Maria Zaki Image: Monastère en Arménie, photo Gérard









