Dans ma jeunesse, j’ai pensé : si je suis riche, toutes les belles seront à moi ; si je suis riche, mon cœur sera comblé ; si je suis riche, mon prestige sera immense comme une montagne ; si je suis riche, le bonheur viendra à moi.Non. La richesse, il faut la dépasser. La richesse n’est qu’au quinzième rang. Mes chaussettes à ta
Zhenishbek Edigeev
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Il y a douze mois dans une année… Non! J’avais oublié de compter mes heures vécues sans savoir aimer
sur 9 mars 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Pourquoi ne pas prendre l’habitude, le matin, de sourire à la vie, d’être compatissant, d’être un être de Lumière ?
sur 27 février 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Je ressemble à ma Patrie. Ma Patrie me ressemble. Voilà ce que c’est que le bonheur : que tu aies quelque chose qui te ressemble. *** Ceux qui ont eu une enfance ne vieillissent jamais… *** Demain, c’est le Nouvel An. La longue liste de l’an passé est restée à moitié blanche… *** Nous passons
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – La première fois que je vis Frunze
sur 20 février 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Nous étions alors des écoliers soviétiques, des enfants soviétiques. Notre éducation, nos relations, nos amitiés, nos amours étaient soviétiques. Nos pensées, nos rêves étaient soviétiques. À 14 ans, je me rendis dans la capitale de mon Kirghizistan soviétique : Frunze. C’était la première fois. Je pris d’abord l’autobus jaune soviétique jusqu’au centre régional de Baetov,
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Comprendre la vie, apprendre, « mon frère, pardonne-moi, mais la police te demande », dit le contrôleur du train
sur 10 février 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
— Mon frère, pardonne-moi, mais la police te demande. 🔵 C’était le contrôleur. L’accompagnateur du train kirghize. Pourquoi demandait-il pardon au passager ? Pourquoi lui parlait-il ainsi avec respect ? Parce que ce passager lisait. Parce qu’il lisait tout au long du trajet. Le contrôleur l’estimait pour cela. Parce qu’il était enseignant, un homme qui
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Dans le Moscou des Kirghizes, une voix de femme appela: « Allô, bonsoir, taxi? »
sur 1 février 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Moscou. Avenue Izmaïlov. Devant le foyer Bauman, une file de taxis stationne. Le cinquième en partant du début est celui de Soultangazy, fils de Karybek. Originaire d’Alaykuu, dans les montagnes de l’Ala-Too, du Kirghizitan.– Où est l’Ala-Too ? Où est Alaykuu ? Et moi, où suis-je ?Ainsi se parlait souvent Soultangazy, ainsi réfléchissait-il. Cela fait
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Ils avaient où loger, à Novokouznetsk, juste à côté de la gare, chez tante Macha
sur 20 janvier 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
« Attention, le train n°185 Bichkek–Novokouznetsk démarre… »Une femme en uniforme, le cou entouré d’un col raide, porta à ses lèvres le sifflet suspendu à son cou par une ficelle et souffla de toutes ses forces. Le quai s’anima.« Gouuushhh… » en grinçant, les roues d’acier se mirent en mouvement. Les chefs de wagon claquaient
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – D’où vient l’enfant?
sur 12 janvier 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
J’ai appris d’où vient un enfant quand j’avais sept ans.Tu diras : au cinéma, ou dans un livre ? Non.C’était à l’époque soviétique, et l’histoire se passa dans le hameau d’Ak-Tach, au-dessus des pâturages de Tölö. Nous étions quatre enfants à garder les moutons.Le plus âgé était Asankoul, il approchait de ses 18 ans.Deux autres
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Adieu ma lumière!
sur 16 décembre 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
C’était en 1995. Un train traversait les steppes infinies entre le Kirghizistan et la Russie. Nous roulons à travers la steppe kazakhe. Partout la steppe, devant, derrière, à gauche et à droite du train, toujours la steppe. Et après la steppe kazakhe, ce sera le tour de la Russie. Un voyage de plusieurs jours et
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Ecrire son enfance, c’est la vivre deux fois: ma mère et mon enfance soviétique
sur 5 décembre 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Mon enfance a été heureuse, et pourtant… Tout d’abord une histoire. Une histoire vraie qui a eu lieu non loin de chez nous durant la Première Guerre mondiale et qui revenait en boucle dans notre entourage. Une femme acculée à une misère noire, avait deux enfants qui criaient leur faim. Elle a mis le feu
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – La grande punition de la jeunesse est qu’elle ne quitte pas le cœur, même quand on est vieux
sur 10 novembre 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Le président peut se permettre une erreur mais l’élite de la nation ne le peut pas. *** Nous nous devons d’aimer notre Kirghizistan non seulement pour sa beauté mais avec toutes ses cicatrices. *** Les soldats gardent les frontières, les poètes gardent l’âme des Nations. *** Quand on me demande de parler de mon pays,









