Je ressemble à ma Patrie. Ma Patrie me ressemble. Voilà ce que c’est que le bonheur : que tu aies quelque chose qui te ressemble.
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Ceux qui ont eu une enfance ne vieillissent jamais…
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Demain, c’est le Nouvel An. La longue liste de l’an passé est restée à moitié blanche…
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Nous passons la plus grande partie de notre vie non pas dans le travail, mais dans l’habitude.
À quelle heure tu te couches, à quelle heure tu te lèves, combien de repas tu prends, combien tu ne prends pas, tes soucis jaunes, tes soucis noirs, quand tu donnes un peu, quand tu prends beaucoup, quand tu vas au travail, quand tu rencontres une bonne personne, quand tu apprends une bonne chose, quand tu hausses les épaules et passes ton chemin — tout cela n’est qu’habitude. Ta générosité, ton avarice, ta rudesse ne sont pas des qualités — ce sont des habitudes. Alors, pourquoi ne pas prendre l’habitude, le matin, de sourire à la vie, d’être compatissant, d’être un être de Lumière ?
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Ne sois pas humain seulement avec les hommes — sois-le aussi avec les animaux, avec la nature.
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Ce n’est que lorsque je prends le stylo en main que je deviens un homme avec un but, sur ma propre voie. Tous les autres instants ne sont que des choses passagères — ou seulement le plaisir de vivre.
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Même si tu n’es pas parmi les vainqueurs, sois parmi ceux dont l’espérance ne s’éteint pas.
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L’homme ne peut pas se disputer avec Dieu. Mais le poète, lui, le peut…
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Cette chronique contient des nouvelles, aphorismes, histoires vraies et autres récits écrits en kirghize entre l’âge de 15 et 35 ans sous la forme d’un journal par le journaliste et écrivain Zhenishbek Edigeev. Un premier tome des “Cahiers bleus” a été publié en 2022.


