J’ai appris d’où vient un enfant quand j’avais sept ans.Tu diras : au cinéma, ou dans un livre ? Non.C’était à l’époque soviétique, et l’histoire se passa dans le hameau d’Ak-Tach, au-dessus des pâturages de Tölö. Nous étions quatre enfants à garder les moutons.Le plus âgé était Asankoul, il approchait de ses 18 ans.Deux autres
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – D’où vient l’enfant?
sur 12 janvier 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Adieu ma lumière!
sur 16 décembre 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
C’était en 1995. Un train traversait les steppes infinies entre le Kirghizistan et la Russie. Nous roulons à travers la steppe kazakhe. Partout la steppe, devant, derrière, à gauche et à droite du train, toujours la steppe. Et après la steppe kazakhe, ce sera le tour de la Russie. Un voyage de plusieurs jours et
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Ecrire son enfance, c’est la vivre deux fois: ma mère et mon enfance soviétique
sur 5 décembre 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Mon enfance a été heureuse, et pourtant… Tout d’abord une histoire. Une histoire vraie qui a eu lieu non loin de chez nous durant la Première Guerre mondiale et qui revenait en boucle dans notre entourage. Une femme acculée à une misère noire, avait deux enfants qui criaient leur faim. Elle a mis le feu
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – La grande punition de la jeunesse est qu’elle ne quitte pas le cœur, même quand on est vieux
sur 10 novembre 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Le président peut se permettre une erreur mais l’élite de la nation ne le peut pas. *** Nous nous devons d’aimer notre Kirghizistan non seulement pour sa beauté mais avec toutes ses cicatrices. *** Les soldats gardent les frontières, les poètes gardent l’âme des Nations. *** Quand on me demande de parler de mon pays,
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Après 50 ans, j’attends encore ce que je n’ai pas… Les désirs et les rêves, eux, ne vieillissent pas, ne se fatiguent pas, ne s’épuisent pas…
sur 15 septembre 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
MoiJ’ai cessé de dire que la vie est courte, je dis que mes pensées sont courtes.J’ai cessé de dire que la vie est dure, je dis seulement que l’ego est « dur ».J’ai cessé de dire que les routes sont longues, je dis seulement que la nostalgie est superficielle.J’ai cessé de dire que les jours
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – À l’époque, on ne savait même pas ce qu’était un dollar
sur 14 juin 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
1991. L’Union Soviétique vient de tomber. Il n’avait jamais vu un étranger de sa vie, à part peut-être quelques Russes ça et là. En revanche, le berger connaissait ses moutons comme lui-même, qui transhumait avec son troupeau de mille bêtes à travers les montagnes les plus escarpées. Seul. Solitaire. Toujours à cheval et toujours suivi
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – « Alors, mon garçon, qui est ton père? »
sur 4 juin 2025 in Ma Planète - Zhenishbek Edigeev
J’ai eu beaucoup de maîtres dans ma vie, de toutes sortes, mais pas de père. *** Chez les Kirghizes, la mémoire ne s’arrête pas au seuil du père : elle remonte les rivières du sang jusqu’au septième ancêtre. Car connaître d’où l’on vient, c’est savoir où poser ses pas. Mon père s’appelait Kadyrbek, mon grand-père
L’écho d’une vie genevoise – De Genève à Tokyo, itinéraire d’un homme entre tradition, douleur et émerveillement
sur 29 mai 2025 in Ma Planète - Zhenishbek Edigeev
Entretien avec Philippe Neeser, fin connaisseur du Japon. Étudiant à l’Université de Kyôto, 1974Photo DR – Pourriez-vous me parler de votre enfance ? En gardez-vous un souvenir heureux ?Je suis né dans une famille aimante. Mon père, médecin, et ma mère, son assistante médicale, m’ont élevé aux côtés de mon frère aîné. Avant moi, mes
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Le choc culturel
sur 27 mai 2025 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
On parle beaucoup de chocs culturels. Ils existent bel et bien. En voici quelques-uns, tels que je les ai vécus. D’abord la découverte de l’honnêteté des Suisses ! Elles font mon admiration, ces caissettes placées un peu partout dans la ville qui offrent aux passants les journaux du jour. On pourrait facilement les voler ces
L’écho d’une vie genevoise – « Si mon père était vivant, je lui demanderais ce qu’il faudrait faire pour arrêter ces guerres »
sur 22 mai 2025 in Ma Planète - Zhenishbek Edigeev
Notre entretien avec Benoît Junod, fils du médecin humanitaire Marcel Junod. Marcel Junod tient dans ses bras son fils Benoît. Photo DR – Est-ce que ton enfance s’est déroulée à Genève ? Écoute, ça dépend. Je suis né à Londres et j’ai passé les six premiers mois de ma vie chez ma marraine à Peterborough









