C’était la troisième fois qu’il changeait de travail. Que faire d’autre ? Il avait raison. Quand ce n’est pas bon, quand cela ne te convient pas, mieux vaut reculer. Les autres critiquaient. Mais que pouvaient-ils comprendre ? Ce qui compte, c’est comment soi-même on se sent. Un travail que tu n’aimes pas, tu n’y brilles
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Travail et page blanche
sur 8 mai 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Le monde a besoin de paix, mais l’âme et les buts ont besoin chaque jour de révolution, de lutte
sur 28 avril 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Peu suffit de pleurer la mort, il faut lui répondre : par un défi de cent ans.*Je suis migrant. Un autre pays ne te donne pas un autre cœur. C’est l’indifférence froide qui te donne un autre cœur.*J’ai la force de te pardonner, mais la vie, elle, semble trop courte pour y parvenir… Quand nous
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Apprendre à vivre avant qu’il ne soit trop tard
sur 20 avril 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
De quoi les hommes se repentent-ils, lorsqu’ils arrivent au seuil où la vie se défait, où chaque instant prend la densité d’un adieu ? L’an dernier, de nouveaux voisins sont venus habiter près de chez nous : une jeune professeure d’origine espagnole et celui qui allait devenir son mari. Un jour, devant la maison, je
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – L’art de la patience, une leçon de Daniel Berset
sur 3 avril 2026 in Arts & Culture - Zhenishbek Edigeev
L’auteur (à gauche) avec Daniel Berset. Photo DR Je me suis lié d’amitié avec Daniel Berset, l’auteur de la fameuse « Broken chair » installée devant l’ONU à Genève. Un matin, alors que nous buvions le café ensemble, il m’a dit :« Durant le restant de ma vie, je ne donnerai plus jamais d’interview à un journaliste, car j’ai déjà tout dit, déjà tout
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – « Au village des diseuses de bonne aventure, j’étais perdu, maintenant tout va bien »
sur 27 mars 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
En 1997, un camarade d’université m’entraîna au « village des voyantes » près du marché Och.Il voulait consulter pour une affaire importante. Moi je me disais : « Elles ne trouveront rien… ». Mais il insista. —————————————————————————————————————————————————————— À cette époque, devant le magasin Kyyal, un grand campement de tentes était installé. Nous entrâmes dans l’une d’elles. —————————————————————————————————————————————————————— Une jeune femme était assise
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Les loups et l’amour
sur 16 mars 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Cette nuit-là, deux loups s’introduisirent dans la cour. Ils s’en furent jusqu’à l’extrémité du village. Cet endroit, on l’appelait l’atelier de fourrage, mais dans la bouche du peuple il était devenu le «karmatsék». C’est dans cette cour qu’ils entrèrent, les deux loups. En temps normal, jamais ils n’auraient osé. Même affamés, ils n’auraient pas eu
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Il y a douze mois dans une année… Non! J’avais oublié de compter mes heures vécues sans savoir aimer
sur 9 mars 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev - 1 commentaire
Dans ma jeunesse, j’ai pensé : si je suis riche, toutes les belles seront à moi ; si je suis riche, mon cœur sera comblé ; si je suis riche, mon prestige sera immense comme une montagne ; si je suis riche, le bonheur viendra à moi.Non. La richesse, il faut la dépasser. La richesse n’est qu’au quinzième rang. Mes chaussettes à ta
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Pourquoi ne pas prendre l’habitude, le matin, de sourire à la vie, d’être compatissant, d’être un être de Lumière ?
sur 27 février 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Je ressemble à ma Patrie. Ma Patrie me ressemble. Voilà ce que c’est que le bonheur : que tu aies quelque chose qui te ressemble. *** Ceux qui ont eu une enfance ne vieillissent jamais… *** Demain, c’est le Nouvel An. La longue liste de l’an passé est restée à moitié blanche… *** Nous passons
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – La première fois que je vis Frunze
sur 20 février 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
Nous étions alors des écoliers soviétiques, des enfants soviétiques. Notre éducation, nos relations, nos amitiés, nos amours étaient soviétiques. Nos pensées, nos rêves étaient soviétiques. À 14 ans, je me rendis dans la capitale de mon Kirghizistan soviétique : Frunze. C’était la première fois. Je pris d’abord l’autobus jaune soviétique jusqu’au centre régional de Baetov,
Les Cahiers bleus de Zhenishbek – Comprendre la vie, apprendre, « mon frère, pardonne-moi, mais la police te demande », dit le contrôleur du train
sur 10 février 2026 in Littérature - Zhenishbek Edigeev
— Mon frère, pardonne-moi, mais la police te demande. 🔵 C’était le contrôleur. L’accompagnateur du train kirghize. Pourquoi demandait-il pardon au passager ? Pourquoi lui parlait-il ainsi avec respect ? Parce que ce passager lisait. Parce qu’il lisait tout au long du trajet. Le contrôleur l’estimait pour cela. Parce qu’il était enseignant, un homme qui








