Peu suffit de pleurer la mort, il faut lui répondre : par un défi de cent ans.
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Je suis migrant. Un autre pays ne te donne pas un autre cœur. C’est l’indifférence froide qui te donne un autre cœur.
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J’ai la force de te pardonner, mais la vie, elle, semble trop courte pour y parvenir… Quand nous reverrons-nous ?! Quand nous pardonnerons-nous ?!
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L’hésitation est une MALADIE. Si tu n’oses pas, c’est que le mal te ronge déjà. Avance vers ton but, le sourire solaire, l’âme en chanson.
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Si la mort s’épuise, je ne finirai pas. Si les MOTS s’épuisent, je finirai. Quand, non lu, je resterai dans la poussière…
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Je suis guéri de la douleur d’être tombé en trébuchant sur la terre, mais guérirai-je un jour de la douleur d’être tombé en trébuchant sur la vie…
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Le monde a besoin de paix, mais l’âme et les buts ont besoin chaque jour de révolution, de lutte.
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On peut se vanter de sa jeunesse comme on se vante d’une médaille, comme on se vante d’une Mercedes 500. Que votre jeunesse soit bénie, les Jeunes !
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« Tu l’as fait du bout des doigts ! » me grondait ma mère en parlant du travail. Et moi, ce n’est pas que le travail, c’est ma vie entière que j’ai vécue, que j’ai faite « du bout des doigts »…
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La solitude n’est pas chez celui qui marche seul : elle est chez celui qui ne sait pas marcher seul…
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Au théâtre, sois un excellent spectateur. Dans la vie, sois un excellent acteur.
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Si tu te demandes si tu as du talent ou non, c’est que tu n’en as pas !
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Texte original en kirghize. Version française relue et adaptée par un tiers. Cette chronique contient des nouvelles, aphorismes, histoires vraies et autres récits écrits entre l’âge de 15 et 35 ans sous la forme d’un journal par le journaliste et écrivain Zhenishbek Edigeev. Un premier tome des “Cahiers bleus” a été publié en 2022.


